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Garanties fondamentales
5 exemples réels d'indemnisation IPP sur un crédit immobilier
24 févr. 2026

Les chiffres abstraits, c'est bien. Les histoires concrètes, c'est mieux.
Dans notre article sur le calcul de l'IPP, nous avons décortiqué la formule mathématique. Ici, on passe à la vraie vie. Cinq personnes, cinq situations différentes, cinq exemples chiffrés de A à Z.
Vous allez voir exactement ce qui se passe quand l'IPP se déclenche. Les montants réels. L'impact sur le budget. Ce qui est couvert, ce qui ne l'est pas. Tout.
Parce qu'au final, c'est quand ça vous arrive que vous comprenez vraiment l'intérêt (ou les limites) de votre assurance emprunteur.
Méthodologie des exemples
Avant de plonger dans les cas, quelques précisions sur la construction de ces exemples.
Comment sont construits ces cas
Les cinq situations présentées sont inspirées de cas réels traités par des courtiers en assurance emprunteur. Les noms ont été modifiés, certains détails ajustés pour la clarté, mais les montants, les calculs et les problématiques sont authentiques.
Chaque exemple inclut :
Le profil complet de la personne (âge, métier, situation familiale)
Les caractéristiques du crédit (montant, durée, mensualité)
L'événement déclencheur de l'IPP
L'expertise médicale et le taux fixé
Le calcul détaillé de l'indemnisation
L'impact réel sur le budget
Les enseignements à en tirer
Variables prises en compte
Pour chaque cas, nous avons pris en compte :
Le type de contrat
Groupe bancaire ou délégation d'assurance, car les résultats peuvent varier du tout au tout.
La quotité
Essentielle dans les emprunts à deux. 50/50 vs 100/100 change radicalement l'indemnisation.
Le type d'invalidité évaluée
Fonctionnelle (capacités physiques pures) ou professionnelle (capacité à exercer SON métier). La seconde est souvent plus favorable.
La présence ou non de l'IPP dans le contrat
Vous verrez qu'un cas montre précisément ce qui se passe quand l'IPP est absente.
Disclaimer : chaque contrat est différent
Ces exemples utilisent des paramètres standards. Votre contrat peut avoir des spécificités (plafonds, franchises, exclusions) qui modifieront les montants.
L'objectif n'est pas de vous donner VOTRE chiffre exact (pour ça, il faut lire votre contrat), mais de vous montrer comment ça fonctionne dans la réalité.
CAS 1 - Julie, 42 ans, cadre bancaire, IPP 38%
Contexte complet
Profil
Julie, 42 ans, cadre middle management dans une grande banque. Célibataire, sans enfant à charge. Revenu : 3500€ net/mois.
Crédit immobilier
Appartement T3, résidence principale à Lyon
Montant emprunté : 220 000€
Durée : 20 ans
Taux d'intérêt : 2,3%
Mensualité : 1145€
Quotité : 100% (elle est seule)
Type de contrat : Délégation d'assurance (souscrite via courtier)
Garanties du contrat
Décès / PTIA
IPT à partir de 66%
IPP à partir de 33% (formule proportionnelle)
ITT après 90 jours de franchise
Événement déclencheur
Développe une fibromyalgie chronique à 41 ans. Symptômes : douleurs diffuses dans tout le corps, fatigue extrême, troubles du sommeil, difficultés de concentration.
Elle continue à travailler, mais passe à 80% d'un temps plein au bout de 6 mois (impossible de tenir la cadence). Son salaire passe à 2800€ net/mois.
Un an après l'apparition des symptômes, son état se stabilise. Le médecin constate une "consolidation avec séquelles". Expertise médicale lancée.
Expertise médicale et taux IPP
Médecin expert mandaté par l'assureur
Évalue les capacités fonctionnelles : limitation de la force musculaire, fatigabilité rapide, troubles de la concentration documentés par tests neuropsychologiques.
Taux fixé : 38% (invalidité fonctionnelle)
Justification : Capacité de travail réduite de façon permanente mais maintien d'une activité professionnelle possible à temps réduit. Taux intermédiaire dans la fourchette IPP.
Calcul de l'indemnisation
Formule : (Taux - 33) / 33 × Mensualité × Quotité
(38 - 33) / 33 × 1145€ × 100% = 5/33 × 1145€ = 0,1515 × 1145€ = 173,50€
Indemnisation mensuelle : 173,50€
Reste à charge pour Julie : 1145€ - 173,50€ = 971,50€
Impact sur le budget
Avant l'IPP (travail à temps plein)
Salaire net : 3500€
Mensualité crédit : 1145€
Taux d'effort : 32,7% (acceptable)
Après la fibromyalgie, SANS indemnisation IPP
Nouveau salaire net (80%) : 2800€
Mensualité crédit : 1145€ (inchangée)
Taux d'effort : 40,9% (critique)
Après la fibromyalgie, AVEC indemnisation IPP
Nouveau salaire net : 2800€
Mensualité crédit après IPP : 971,50€
Taux d'effort : 34,7% (gérable)
Économie totale sur la durée
Julie a encore 18 ans de crédit (216 mois) devant elle.
Économie totale : 173,50€ × 216 = 37 476€
Leçon à retenir
Même un taux IPP "modéré" (38%) fait une vraie différence sur le long terme. Sans cette indemnisation de 173€/mois, Julie aurait dû soit puiser dans son épargne chaque mois, soit vendre son appartement.
Avec l'IPP, son budget reste tendu mais tenable. Et elle économise près de 40 000€ sur la durée du prêt.
CAS 2 - Marc, 53 ans, artisan peintre, IPP 52%
Contexte complet
Profil
Marc, 53 ans, artisan peintre en bâtiment, travailleur indépendant depuis 15 ans. Marié à Élise (employée administrative, 50 ans). Un enfant encore au domicile (18 ans, études supérieures). Revenu Marc : 2900€ net/mois.
Crédit immobilier
Maison 4 pièces, résidence principale en banlieue toulousaine
Montant emprunté : 180 000€
Durée : 25 ans
Taux d'intérêt : 2,6%
Mensualité : 820€
Quotité : 70% Marc / 30% Élise
Type de contrat : Groupe bancaire (contrat initial de la banque)
Garanties du contrat
Décès / PTIA
IPP absente (trou de protection !)
IPT à partir de 66%
ITT après 90 jours
Événement déclencheur
Chute d'un échafaudage lors d'un chantier. Fracture complexe de l'épaule droite (épaule dominante). Trois opérations chirurgicales. Un an de rééducation intensive.
Résultat : séquelles permanentes. Mobilité de l'épaule limitée à 60%, impossibilité de lever le bras au-dessus de l'horizontale, force réduite de moitié.
Marc ne peut plus exercer son métier de peintre (impossible de peindre des plafonds, de porter des pots de peinture, de travailler en hauteur). Reconversion forcée en formateur pour CFA du bâtiment. Nouveau salaire : 1700€ net/mois.
Expertise médicale et taux IPP
Médecin expert
Évalue l'incapacité professionnelle : impossibilité totale d'exercer le métier de peintre en bâtiment.
Taux fixé : 52% (invalidité professionnelle)
Mais...
Le contrat de Marc ne couvre que l'IPT à partir de 66%. Il n'a pas de garantie IPP. À 52%, il tombe dans le trou de protection.
Calcul de l'indemnisation
Indemnisation mensuelle : 0€
Reste à charge pour Marc : 820€ intégral
Oui, vous lisez bien. Zéro euro. Malgré un taux d'invalidité de 52%, malgré l'impossibilité totale d'exercer son métier, Marc ne touche rien.
Impact sur le budget du couple
Avant l'accident
Revenus du couple : 2900€ (Marc) + 1900€ (Élise) = 4800€
Mensualité crédit : 820€
Taux d'effort : 17% (confortable)
Après l'accident, sans IPP
Revenus du couple : 1700€ (Marc) + 1900€ (Élise) = 3600€
Mensualité crédit : 820€ (inchangée)
Taux d'effort : 22,8% (encore acceptable)
MAIS : perte de 1200€/mois de revenus, avec un enfant en études
Si Marc avait eu une IPP dans son contrat
Calcul théorique : (52 - 33) / 33 × (820€ × 70%) = 19/33 × 574€ = 330€
Il aurait touché 330€/mois, soit 79 200€ sur 20 ans restants. De quoi financer les études de son fils sans s'endetter davantage.
Leçon à retenir
C'est l'exemple type du drame de l'absence d'IPP. Marc est invalide à plus de 50%, il ne peut plus exercer son métier, ses revenus sont divisés par 1,7... et il ne touche rien de son assurance emprunteur.
Pourquoi ? Parce que son contrat groupe bancaire ne couvre que l'IPT à partir de 66%. Entre 0% et 66%, c'est le vide.
La délégation d'assurance emprunteur aurait inclus l'IPP dès 33%. Marc aurait été couvert. C'est un cas réel qui illustre pourquoi il faut ABSOLUMENT vérifier ses garanties.
CAS 3 - Sophie & Thomas, 48/50 ans, couple, IPP un seul
Contexte complet
Profil
Sophie, 48 ans, infirmière de nuit en oncologie. Thomas, 50 ans, responsable logistique dans l'industrie pharmaceutique. Mariés, deux enfants (12 et 15 ans). Revenus : Sophie 2300€ net, Thomas 3200€ net.
Crédit immobilier
Maison 5 pièces avec jardin, résidence principale près de Nantes
Montant emprunté : 320 000€
Durée : 23 ans
Taux d'intérêt : 2,4%
Mensualité : 1520€
Quotité : 50% Sophie / 50% Thomas
Type de contrat : Délégation d'assurance (2 contrats séparés)
Garanties du contrat (les deux)
Décès / PTIA
IPT à partir de 66%
IPP à partir de 33%
ITT après 90 jours
Événement déclencheur
Thomas développe un diabète de type 1 à 49 ans (diabète auto-immun tardif). Malgré un traitement bien suivi (insuline, pompe), complications au bout de 18 mois : rétinopathie diabétique (problèmes de vue), neuropathie périphérique (fourmillements, douleurs dans les pieds).
Sa capacité de travail est réduite : fatigue chronique, contrôles glycémiques fréquents, rendez-vous médicaux réguliers. Passage à 80% d'un temps plein. Salaire réduit à 2600€ net/mois.
Expertise médicale et taux IPP
Médecin expert
Évalue l'ensemble des complications : troubles visuels, neuropathie, nécessité de contrôles quotidiens, risques d'hypoglycémies.
Taux fixé : 44% (invalidité fonctionnelle)
Calcul de l'indemnisation
Thomas assure 50% du crédit, soit 50% de la mensualité = 760€.
Formule : (44 - 33) / 33 × 760€ = 11/33 × 760€ = 0,333 × 760€ = 253€
Indemnisation mensuelle sur la part de Thomas : 253€
Répartition de la mensualité après IPP :
Part de Thomas : 760€ - 253€ = 507€
Part de Sophie : 760€ (inchangée)
Total couple : 1267€ (au lieu de 1520€)
Impact sur le budget du couple
Avant le diabète
Revenus : 2300€ + 3200€ = 5500€
Mensualité : 1520€
Taux d'effort : 27,6%
Après le diabète, SANS IPP
Revenus : 2300€ + 2600€ = 4900€
Mensualité : 1520€ (inchangée)
Taux d'effort : 31%
Perte de revenus : 600€/mois
Après le diabète, AVEC IPP
Revenus : 2300€ + 2600€ = 4900€
Mensualité après IPP : 1267€
Taux d'effort : 25,9%
Économie IPP : 253€/mois
Économie totale sur la durée
Il reste 21 ans de crédit (252 mois).
Économie totale : 253€ × 252 = 63 756€
Leçon à retenir
La quotité 50/50 limite l'indemnisation (seule la moitié est couverte), mais elle permet aussi un coût d'assurance plus faible à la souscription.
L'IPP permet au couple de compenser quasiment l'intégralité de la perte de revenus de Thomas (253€ d'IPP pour 600€ de perte, soit 42% compensé). Sans IPP, le budget serait devenu très serré avec deux enfants à charge.
Notez aussi que Sophie n'est pas impactée dans SA part du crédit. Elle continue de payer ses 760€. C'est l'intérêt d'avoir deux contrats séparés.
CAS 4 - Bernard, 64 ans, retraité récent, IPP 41%
Contexte complet
Profil
Bernard, 64 ans, retraité depuis 2 ans (ancien cadre dans l'automobile). Marié à Françoise (62 ans, également retraitée). Enfants partis du foyer. Pensions cumulées : 3400€ net/mois.
Crédit immobilier
Résidence secondaire (appartement en Bretagne)
Montant initial emprunté : 120 000€ (souscrit 8 ans plus tôt)
Capital restant dû : 65 000€
Durée restante : 5 ans (60 mois)
Mensualité : 650€
Quotité : 100% Bernard (Françoise non assurée car problèmes de santé antérieurs)
Type de contrat : Délégation d'assurance (souscrite à 56 ans)
Garanties du contrat
Décès / PTIA
IPT à partir de 66%
IPP à partir de 33% (active même après la retraite, car souscrite avant 60 ans)
ITT après 90 jours
Événement déclencheur
AVC ischémique à 63 ans. Prise en charge rapide, pas de séquelles lourdes. Mais après consolidation : hémiparésie légère du côté gauche (faiblesse musculaire), troubles légers de l'élocution, fatigue importante.
Bernard vit de manière autonome, mais avec limitations : marche avec canne, fatigue rapide, besoin de siestes quotidiennes, difficultés pour certains gestes fins.
Expertise médicale et taux IPP
Médecin expert
Évalue les séquelles fonctionnelles : mobilité réduite, fatigue chronique, limitations dans les activités quotidiennes.
Taux fixé : 41% (invalidité fonctionnelle)
Remarque : Même à la retraite, l'IPP peut être reconnue. On évalue la perte de capacité fonctionnelle, pas seulement professionnelle.
Calcul de l'indemnisation
Formule : (41 - 33) / 33 × 650€ = 8/33 × 650€ = 0,242 × 650€ = 157,50€
Indemnisation mensuelle : 157,50€
Reste à charge pour Bernard : 650€ - 157,50€ = 492,50€
Impact sur le budget
Avant l'AVC
Pensions : 3400€
Mensualité : 650€
Taux d'effort : 19,1%
Après l'AVC, SANS IPP
Pensions : 3400€ (inchangées)
Mensualité : 650€
Nouveaux frais médicaux : 180€/mois (kinésithérapie, orthophonie, traitement anticoagulant)
Budget serré
Après l'AVC, AVEC IPP
Pensions : 3400€
Mensualité après IPP : 492,50€
Économie mensuelle : 157,50€
→ Couvre presque l'intégralité des nouveaux frais médicaux
Économie totale sur la durée
Il reste 5 ans de crédit (60 mois).
Économie totale : 157,50€ × 60 = 9 450€
Leçon à retenir
L'IPP reste active même après la retraite, à condition qu'elle ait été souscrite avant l'âge limite (généralement 60 ou 65 ans selon les contrats).
Pour Bernard, cette indemnisation de 157€/mois permet de couvrir les nouveaux frais médicaux post-AVC. Sans ça, il aurait dû rogner sur son budget loisirs ou puiser dans son épargne pour maintenir le remboursement du crédit.
Sur 5 ans, 9450€ d'économies, c'est significatif pour un retraité.
CAS 5 - Comparaison avec vs sans IPP (même profil)
Ce dernier cas est une démonstration par l'absurde. On prend exactement le même profil, le même accident, mais deux contrats différents.
Le profil de référence
Émilie, 46 ans, enseignante de mathématiques
Crédit : 200 000€, 18 ans restants, mensualité 1100€
Quotité : 100%
Événement : polyarthrite rhumatoïde, passage à mi-temps thérapeutique
Taux d'invalidité fixé : 40%
Perte de revenus : 800€/mois
CONTRAT A - Avec IPP (délégation d'assurance)
Garanties
IPP à partir de 33%
Calcul(40 - 33) / 33 × 1100€ = 233€/mois
Impact sur 18 ans
Indemnisation mensuelle : 233€
Économie totale : 233€ × 216 mois = 50 328€
Mensualité après IPP : 867€
Avec salaire réduit, budget tendu mais gérable
CONTRAT B - Sans IPP (groupe bancaire)
Garanties
IPT uniquement à partir de 66%
Calcul
Taux de 40% < seuil de 66% → 0€ d'indemnisation
Impact sur 18 ans
Indemnisation mensuelle : 0€
Économie totale : 0€
Mensualité : 1100€ (inchangée)
Avec salaire réduit de 800€, budget en déficit chaque mois
Le verdict chiffré
Critère | Contrat A (avec IPP) | Contrat B (sans IPP) |
|---|---|---|
Indemnisation mensuelle | 233€ | 0€ |
Économie sur 18 ans | 50 328€ | 0€ |
Mensualité après invalidité | 867€ | 1100€ |
Budget mensuel après perte revenus | Tendu mais tenable | Déficit de 233€/mois |
Solution | Maintien du logement | Vente forcée ou endettement |
Différence de coût à la souscription
Contrat A : 0,35% du capital/an = 700€/an
Contrat B : 0,28% du capital/an = 560€/an
Différence : 140€/an, soit 2520€ sur 18 ans.
Résultat : En payant 2520€ de plus sur toute la durée, Émilie économise 50 328€. Ratio de 1 pour 20.
Leçon à retenir
Ce cas illustre mathématiquement pourquoi l'IPP est cruciale. La différence de coût entre un contrat avec et sans IPP est minime (quelques dizaines d'euros par an). Mais en cas de pépin, l'écart d'indemnisation se chiffre en dizaines de milliers d'euros.
Ne pas avoir l'IPP pour économiser 10€/mois, c'est prendre un risque colossal.
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Ce qu'il faut retenir de ces 5 cas
Chaque situation est différente, mais des patterns émergent.
L'IPP fait vraiment la différence à partir de 40%
En-dessous de 40% d'invalidité, l'indemnisation reste modeste (moins de 200€/mois en général). Au-dessus de 40%, elle devient significative (300 à 800€/mois).
La quotité 50/50 limite l'indemnisation dans un couple
Si vous empruntez à deux, une quotité 100/100 double l'indemnisation (mais coûte plus cher à la souscription). À vous de peser le pour et le contre selon votre situation.
L'absence d'IPP crée un trou de protection béant
Le cas de Marc (artisan sans IPP) est édifiant. 52% d'invalidité, impossibilité de travailler, et zéro indemnisation. C'est ça, un contrat sans IPP.
Même à la retraite, l'IPP peut sauver un budget
Le cas de Bernard montre que l'IPP reste active après 60 ans si elle a été souscrite avant. Essentiel pour les crédits longs ou contractés tardivement.
La différence de coût avec/sans IPP est dérisoire
Quelques dizaines d'euros par an. Mais le retour sur investissement en cas de pépin est de 1 pour 20, voire 1 pour 50.
Synthèse : profils 40-70 ans particulièrement concernés
Les cinq cas présentés ont un point commun : ils concernent tous des emprunteurs entre 40 et 70 ans.
Ce n'est pas un hasard. C'est dans cette tranche d'âge que :
Les pathologies chroniques apparaissent (diabète, arthrose, maladies auto-immunes)
L'usure professionnelle se fait sentir (artisans, métiers physiques)
Les accidents laissent des séquelles plus lourdes (récupération moins bonne qu'à 30 ans)
Les crédits sont encore en cours (souvent 10 à 20 ans restants)
Si vous avez 45, 55 ou 65 ans et que votre contrat ne couvre pas l'IPP, vous êtes exactement dans la zone à risque. C'est le moment de vérifier et, si nécessaire, de changer d'assurance emprunteur.
Parce qu'une fois que l'invalidité est là, il est trop tard pour souscrire une meilleure couverture.

