Fondamentaux

Garanties fondamentales

Barèmes d'invalidité 33%, 66%, 100% : comment ils déterminent votre indemnisation

25 févr. 2026

Un médecin expert vous examine. Il pose des questions, mesure l'amplitude de vos mouvements, teste votre force musculaire, consulte vos radios.

Puis il ouvre un gros livre. Il cherche votre pathologie dans un tableau. Il lit : "Fracture du fémur avec séquelles : 15 à 35%". Il réfléchit. Il écrit : "Taux d'invalidité retenu : 28%".

Ce livre, c'est le barème d'invalidité. C'est lui qui décide si vous toucherez 0€ (en-dessous de 33%) ou plusieurs centaines d'euros par mois. C'est lui qui fait la différence entre l'IPP, l'IPT et la PTIA.

Mais personne ne vous explique jamais comment il fonctionne. Quels barèmes existent. Pourquoi la même séquelle peut donner 25% dans un barème et 40% dans un autre. Pourquoi on parle de "fourchettes" et pas de chiffres fixes.

Aujourd'hui, on ouvre le capot. On décortique les trois grands barèmes utilisés en France. On vous montre les tableaux réels. On vous explique comment les médecins experts les lisent, les interprètent, et parfois les contournent.

Parce que comprendre les barèmes, c'est comprendre comment votre taux d'invalidité sera fixé. Et donc combien vous toucherez (ou ne toucherez pas).

Les trois grands barèmes en France

Il n'existe pas UN barème unique. Il en existe plusieurs. Et selon celui utilisé, le taux fixé peut varier de 10 à 20 points. C'est énorme.

Barème du Concours médical (le plus utilisé en assurance)

Le barème du Concours médical est LA référence historique en France pour l'expertise médicale privée.

Historique : Créé en 1929, régulièrement mis à jour (dernière version majeure 2015-2018). Utilisé par la majorité des compagnies d'assurance pour fixer les taux d'invalidité IPP/IPT.

Structure : Organisé par système anatomique et fonctionnel :

  • Appareil locomoteur (orthopédie, rhumatologie)

  • Système nerveux (neurologie, psychiatrie)

  • Appareil cardiovasculaire et respiratoire

  • Appareil digestif

  • Organes des sens (vision, audition)

  • Appareil génito-urinaire

  • Système endocrinien

Pour chaque pathologie, le barème donne :

  • Une fourchette de taux (ex : 20-40%)

  • Des critères de sévérité pour se positionner dans la fourchette

  • Des règles de cumul si plusieurs séquelles

Exemple concret : Surdité totale d'une oreille
Barème Concours médical : 10-15%
Critères de sévérité :

  • Surdité totale unilatérale simple : 10%

  • Surdité totale avec acouphènes invalidants : 12%

  • Surdité totale avec troubles de l'équilibre : 15%

Le médecin expert évalue votre situation spécifique et se positionne dans cette fourchette.

Barème de l'Union des Assurances de Paris (UAP)

Le barème UAP est une alternative au barème du Concours médical, utilisé par certains assureurs.

Historique : Créé dans les années 1960 par un pool d'assureurs. Mis à jour régulièrement, mais moins fréquemment que le Concours médical.

Structure : Similaire au Concours médical, mais avec quelques différences dans les taux et les critères.

Différences principales : Pour certaines pathologies, le barème UAP donne des taux légèrement différents (généralement ± 5 points).

Exemple concret : Perte totale de l'index
Concours médical : 8-12%
UAP : 10-15%
→ Écart de 2 à 3 points selon l'assureur utilisé.

Dans la pratique, 80% des assureurs utilisent le barème du Concours médical. Mais vérifiez vos Conditions Générales pour savoir lequel s'applique à votre contrat.

Barèmes de la Sécurité sociale (accidents du travail / maladies professionnelles)

La Sécurité sociale utilise ses propres barèmes pour évaluer les invalidités liées aux accidents du travail (AT) et aux maladies professionnelles (MP).

Deux barèmes distincts :

  • Barème AT : Pour les séquelles d'accidents du travail

  • Barème MP : Pour les maladies professionnelles listées dans les tableaux officiels

Caractéristique importante : Ces barèmes donnent souvent des taux inférieurs à ceux du Concours médical pour les mêmes séquelles.

Pourquoi ? Parce que la Sécu indemnise différemment (rente viagère) et que les enjeux financiers ne sont pas les mêmes.

Exemple concret : Lombalgie chronique post-hernie discale
Barème Sécu AT : 10-18%
Concours médical : 15-30%
→ Écart de 5 à 12 points.

ATTENTION PIÈGE : Si la Sécu vous reconnaît une IPP à 15% suite à un accident du travail, votre assurance emprunteur peut très bien fixer votre taux à 35% avec le barème du Concours médical. Ce sont deux évaluations distinctes.

Ressources officielles : Barèmes Sécu AT/MP sur Legifrance

Tableaux de référence par pathologie

Voici les taux réels extraits du barème du Concours médical, organisés par catégorie. Ces fourchettes sont celles utilisées par les médecins experts.

Appareil locomoteur (orthopédie, rhumatologie)

Pathologie / Séquelle

Taux IPP

Amputation d'un doigt (sauf pouce/index)

3-8%

Amputation du pouce

15-20%

Amputation de l'index

8-12%

Amputation d'une main

40-50%

Amputation d'un avant-bras

50-60%

Amputation d'un bras au-dessus du coude

60-70%

Amputation d'un orteil

1-3%

Amputation du gros orteil

5-8%

Amputation du pied

30-40%

Amputation d'une jambe sous le genou

40-50%

Amputation d'une jambe au-dessus du genou

60-70%

Fracture consolidée du poignet avec raideur

5-15%

Fracture consolidée de l'épaule avec limitation

10-25%

Fracture du col du fémur avec séquelles

15-35%

Prothèse totale de hanche fonctionnelle

10-20%

Prothèse totale de hanche avec douleurs

20-30%

Prothèse totale de genou fonctionnelle

12-22%

Hernie discale opérée, séquelles mineures

5-15%

Hernie discale opérée, séquelles importantes

15-30%

Lombalgie chronique invalidante

15-30%

Canal lombaire étroit opéré avec séquelles

20-40%

Arthrose invalidante d'une hanche

15-30%

Arthrose invalidante des deux genoux

25-40%

Polyarthrite rhumatoïde modérée

20-40%

Polyarthrite rhumatoïde sévère avec déformations

50-80%

Spondylarthrite ankylosante stade moyen

30-50%

Tendinite chronique épaule avec limitation

8-20%

Règle de lecture : Les taux bas correspondent aux formes légères, les taux hauts aux formes sévères avec complications ou limitations importantes.

Système nerveux (neurologie, psychiatrie)

Pathologie / Séquelle

Taux IPP

Neuropathie périphérique légère (fourmillements)

5-15%

Neuropathie périphérique sévère (douleurs, perte sensibilité)

20-40%

AVC avec hémiparésie légère

30-50%

AVC avec hémiplégie modérée

50-70%

AVC avec hémiplégie sévère

70-90%

Traumatisme crânien léger avec séquelles cognitives

10-25%

Traumatisme crânien sévère avec séquelles majeures

40-80%

Épilepsie bien contrôlée (crises rares)

10-20%

Épilepsie mal contrôlée (crises fréquentes)

30-60%

Sclérose en plaques forme rémittente

20-40%

Sclérose en plaques forme progressive

50-80%

Maladie de Parkinson débutante

20-40%

Maladie de Parkinson évoluée

60-90%

Troubles cognitifs légers (mémoire, concentration)

10-25%

Démence débutante

40-60%

Syndrome dépressif sévère chronique

20-50%

Troubles anxieux invalidants

15-40%

Syndrome de stress post-traumatique

20-50%

Burn-out avec séquelles durables

25-50%

Appareil cardiovasculaire et respiratoire

Pathologie / Séquelle

Taux IPP

Infarctus du myocarde sans insuffisance cardiaque

10-20%

Infarctus avec insuffisance cardiaque légère

20-40%

Insuffisance cardiaque modérée à sévère

40-70%

Pontage coronarien avec récupération complète

10-20%

Pontage coronarien avec séquelles

25-45%

Pose de stent, récupération complète

5-10%

Hypertension artérielle sévère avec complications

15-35%

BPCO (bronchite chronique) stade léger

10-25%

BPCO stade sévère

40-70%

Asthme sévère non contrôlé

20-50%

Embolie pulmonaire avec séquelles respiratoires

15-35%

Fibrose pulmonaire

40-80%

Organes des sens (vision, audition)

Pathologie / Séquelle

Taux IPP

Perte totale de la vision d'un œil

25-30%

Baisse sévère de l'acuité visuelle d'un œil

10-20%

Perte totale de la vision des deux yeux (cécité)

85-100%

Baisse sévère de l'acuité visuelle des deux yeux

50-80%

Rétinopathie diabétique avec baisse visuelle

15-40%

DMLA (dégénérescence maculaire) bilatérale

40-70%

Surdité totale d'une oreille

10-15%

Surdité totale des deux oreilles

60-70%

Surdité partielle bilatérale sévère

30-50%

Acouphènes invalidants permanents

5-15%

Vertiges chroniques invalidants

10-30%

Appareil digestif et endocrinien

Pathologie / Séquelle

Taux IPP

Ablation partielle de l'estomac

15-30%

Ablation totale de l'estomac

40-60%

Colostomie définitive

30-50%

Maladie de Crohn sévère avec complications

30-60%

Rectocolite hémorragique sévère

25-55%

Cirrhose hépatique compensée

30-50%

Cirrhose hépatique décompensée

60-90%

Diabète type 1 bien équilibré

10-15%

Diabète type 1 avec complications modérées

25-40%

Diabète type 1 avec complications sévères

50-70%

Insuffisance rénale chronique dialysée

50-80%

Thyroïdectomie totale avec traitement équilibré

5-10%

Comment les médecins experts utilisent les barèmes

Un barème, ce n'est pas un tableau magique où on lit un chiffre. C'est un outil d'évaluation qui demande interprétation et expertise.

Étape 1 : Identification de la pathologie

Le médecin expert commence par identifier précisément votre pathologie dans le barème.

Exemple : Vous avez une hernie discale L5-S1 opérée avec séquelles.

Dans le barème, il trouve plusieurs entrées possibles :

  • "Hernie discale opérée, séquelles mineures" : 5-15%

  • "Hernie discale opérée, séquelles importantes" : 15-30%

  • "Lombalgie chronique invalidante" : 15-30%

Il doit choisir la catégorie qui correspond le mieux à votre situation.

Étape 2 : Évaluation de la sévérité

Une fois la catégorie identifiée, le médecin doit se positionner dans la fourchette.

Comment ? En évaluant plusieurs critères :

Critères objectifs :

  • Amplitude de mouvement mesurée (limitation flexion lombaire de X degrés)

  • Force musculaire testée (échelle 0 à 5)

  • Résultats des examens complémentaires (IRM, EMG)

  • Douleur évaluée (échelle EVA : 0 à 10)

Critères fonctionnels :

  • Peut-il marcher ? Combien de temps ?

  • Peut-il porter des charges ? Combien de kg ?

  • A-t-il besoin d'aides techniques (canne, béquilles) ?

  • Nécessite-t-il des pauses fréquentes ?

Critères professionnels (si invalidité professionnelle) :

  • Peut-il exercer son métier habituel ?

  • Avec quelles limitations ?

  • Nécessite-t-il des aménagements de poste ?

Exemple chiffré : Hernie discale opérée, fourchette 15-30%

Cas 1 : Douleurs modérées (EVA 4/10), limitation flexion lombaire 30%, port de charges <15kg, travail possible avec pauses
→ Taux retenu : 18-20%

Cas 2 : Douleurs sévères permanentes (EVA 8/10), limitation flexion lombaire 60%, port de charges <5kg, impossible de rester debout >30min
→ Taux retenu : 26-28%

Même pathologie. Même barème. Mais 8 à 10 points d'écart selon la sévérité.

Étape 3 : Application des règles de cumul

Si vous avez plusieurs séquelles, le médecin expert doit les cumuler.

Règle de base : On ne les additionne PAS simplement. On utilise la formule de Balthazard (formule de cumul proportionnel).

Formule : Taux global = Taux 1 + [(100 - Taux 1) × Taux 2 / 100]

Exemple :

  • Lombalgie chronique : 25%

  • Neuropathie périphérique : 20%

  • Acouphènes : 10%

Addition simple (FAUX) : 25 + 20 + 10 = 55%
Cumul réel (JUSTE) :

  1. Taux 1 (le plus élevé) : 25%

  2. Ajout Taux 2 : 25 + [(100-25) × 20/100] = 25 + 15 = 40%

  3. Ajout Taux 3 : 40 + [(100-40) × 10/100] = 40 + 6 = 46%

Résultat final : 46% (et non 55%)

C'est cette règle qui explique pourquoi, même avec plusieurs séquelles, on atteint rarement 80-90% d'invalidité. Les taux se "tassent" au fur et à mesure du cumul.

Étape 4 : Ajustements selon l'âge et la profession

Certains barèmes prévoient des majorations ou minorations selon :

L'âge : Une même séquelle peut être évaluée différemment selon que vous ayez 35 ou 65 ans. Par exemple, l'amputation d'un doigt à 30 ans (vie professionnelle longue devant soi) peut être majorée par rapport à 70 ans (fin de carrière).

La profession : En invalidité professionnelle, le taux tient compte de votre métier. Un pianiste qui perd un doigt a un taux bien plus élevé qu'un comptable.

La dominance : Perdre la main droite quand on est droitier est plus invalidant que perdre la main gauche.

Ces ajustements se font dans les marges de la fourchette (+/- 5 points généralement).

Pourquoi le même barème peut donner des taux différents

Vous et votre voisin avez exactement la même pathologie : hernie discale L5-S1 opérée. Lui obtient un taux de 22%. Vous, 16%. Même barème. Pourquoi cette différence ?

Les fourchettes laissent une marge d'interprétation

C'est le principe même du barème : donner une fourchette (15-30%) et laisser le médecin expert se positionner selon la sévérité.

Deux médecins experts peuvent légitimement interpréter la sévérité différemment :

  • L'un considère vos douleurs comme "modérées" → 16%

  • L'autre considère les mêmes douleurs comme "importantes" → 22%

C'est subjectif dans les marges. C'est pour ça que la contre-expertise existe.

La qualité du dossier médical change tout

Un médecin expert qui a sous les yeux :

  • Des IRM détaillées

  • Des comptes-rendus de kinésithérapie sur 6 mois

  • Un journal de bord quotidien des douleurs

  • Un certificat circonstancié du médecin traitant

  • Des tests fonctionnels objectivés

... fixera un taux plus précis (et souvent plus favorable) qu'un médecin qui n'a qu'un certificat médical basique de 5 lignes.

Votre dossier médical est votre arme. On l'a détaillé dans notre article sur l'expertise médicale.

Le type d'invalidité change le taux

Invalidité fonctionnelle (capacités physiques) vs invalidité professionnelle (capacité à exercer votre métier) : même séquelle, taux différents.

Exemple : Surdité sévère d'une oreille

Invalidité fonctionnelle : 12% (vous entendez encore de l'autre oreille, impact quotidien modéré)

Invalidité professionnelle :

  • Si vous êtes développeur : 12% (pas d'impact sur le métier)

  • Si vous êtes musicien : 40-50% (impact majeur sur le métier)

Vérifiez quel type d'invalidité est prévu dans votre contrat. C'est dans les Conditions Générales, section "Modalités d'évaluation".

L'expérience et la "sensibilité" de l'expert

Deux médecins experts, même avec le même barème, peuvent avoir des approches différentes.

Certains sont plutôt "stricts" : ils se positionnent dans le bas de la fourchette sauf éléments très objectifs.

D'autres sont plus "généreux" : ils donnent le bénéfice du doute au patient et se positionnent dans le haut de la fourchette.

Ce n'est pas du favoritisme. C'est de l'appréciation médicale. Le barème laisse cette marge.

C'est pour ça qu'en cas de désaccord, la tierce expertise (troisième médecin expert choisi d'un commun accord) est souvent utile. Elle permet d'obtenir un avis médian.

Comment contester si le barème est mal appliqué

Le rapport d'expertise arrive. Vous lisez : "Taux d'invalidité fixé à 28%".

Vous pensez que c'est injuste. Vous avez lu le barème. Vous estimez que vous devriez être à 38%. Que faire ?

Étape 1 : Vérifier que la bonne catégorie a été retenue

Relisez le rapport. Quelle entrée du barème le médecin a-t-il utilisée ?

Exemple : Vous avez une lombalgie chronique sévère. Le médecin a retenu "Hernie discale opérée, séquelles mineures : 5-15%" et a fixé 14%.

Erreur possible : Votre pathologie correspond plutôt à "Lombalgie chronique invalidante : 15-30%". En contestant cette catégorie, vous pouvez faire remonter le taux.

Étape 2 : Vérifier que la sévérité a été correctement évaluée

Si la catégorie est bonne, mais que vous êtes dans le bas de la fourchette alors que vous pensez mériter le haut, constituez un dossier médical complémentaire.

Apportez des preuves objectives :

  • Nouveaux examens médicaux (IRM récente montrant aggravation)

  • Tests fonctionnels objectivés (mesure d'amplitude articulaire, tests de force)

  • Journal de bord quotidien des douleurs sur 3 mois

  • Certificat détaillé du médecin traitant argumentant pour un taux plus élevé

Étape 3 : Vérifier le cumul des séquelles

Si vous avez plusieurs séquelles, vérifiez que le cumul a été correctement appliqué.

Erreur fréquente : Le médecin expert a "oublié" une séquelle secondaire (acouphènes, troubles du sommeil, anxiété post-traumatique).

Avec le cumul, même une petite séquelle à 10% peut faire passer le taux global de 31% à 38%. Ça change tout.

Étape 4 : Comparer avec un autre barème

Si votre contrat ne précise PAS quel barème doit être utilisé (vérifiez vos Conditions Générales), vous pouvez argumenter pour l'utilisation d'un barème plus favorable.

Exemple : Le médecin a utilisé le barème UAP qui donne 28%. Le barème du Concours médical donne 35% pour la même séquelle. Vous pouvez demander l'application du Concours médical.

Attention : Si votre contrat stipule explicitement "Barème UAP", vous ne pouvez pas contester. Mais si c'est flou ("barèmes de référence"), vous avez une marge de négociation.

Étape 5 : Contre-expertise avec barème annoté

Si vous mandatez votre propre médecin expert pour une contre-expertise, donnez-lui :

  • Le rapport de l'expert de l'assureur

  • Vos documents médicaux complets

  • Le barème avec les entrées que vous estimez applicables

Votre expert pourra argumenter précisément sur la catégorie retenue et la sévérité évaluée.

Ressources utiles : Notre guide complet sur la contestation

Synthèse : ce qu'il faut retenir sur les barèmes

Les barèmes d'invalidité ne sont pas des tables magiques. Ce sont des outils d'évaluation médicale qui demandent interprétation.

Les trois barèmes principaux :

  • Concours médical : Référence en assurance (80% des contrats)

  • UAP : Alternative (20% des contrats)

  • Sécu AT/MP : Barèmes distincts, taux souvent inférieurs

Les règles à connaître :

  • Chaque pathologie a une fourchette (ex : 20-40%)

  • Le médecin se positionne selon la sévérité

  • Les séquelles multiples se cumulent (formule de Balthazard, pas addition simple)

  • L'invalidité professionnelle donne souvent des taux plus élevés que l'invalidité fonctionnelle

Ce qui fait varier le taux :

  • La qualité de votre dossier médical

  • L'interprétation de la sévérité par l'expert

  • Le type d'invalidité évalué (fonctionnelle vs professionnelle)

  • Votre âge, votre profession, votre dominance

En cas de désaccord :

  • Vérifier la catégorie retenue dans le barème

  • Vérifier la sévérité évaluée

  • Vérifier le cumul des séquelles

  • Constituer un dossier médical complémentaire

  • Contre-expertise si nécessaire

L'essentiel : Un bon dossier médical + une bonne connaissance des barèmes = maximisation de vos chances d'obtenir un taux juste.

Et un taux juste, c'est la différence entre toucher 150€/mois ou 400€/mois. Sur 15 ans, ça fait 45 000€ d'écart.

Les barèmes ne sont pas négociables. Mais leur application l'est. À vous de défendre votre dossier.

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