Fondamentaux

Garanties fondamentales

IPP en assurance emprunteur : ce que couvre l'invalidité permanente partielle

23 févr. 2026

Accident de vélo qui laisse des séquelles au genou. Arthrose invalidante qui limite les gestes du quotidien. Séquelles post-opératoires qui empêchent de travailler à plein régime. Ces situations ont un point commun : elles peuvent déclencher une garantie dont peu d'emprunteurs connaissent l'existence. L'Invalidité Permanente Partielle, ou IPP.

Entre "je vais bien" et "je ne peux vraiment plus rien faire", il existe une zone grise. C'est précisément là que l'IPP intervient. Quand on ne peut plus travailler à 100% mais qu'on n'est pas totalement invalide. Quand les mensualités du crédit restent les mêmes alors que les revenus, eux, ont chuté.

Dans cet article, nous allons décortiquer cette garantie méconnue mais essentielle pour protéger votre crédit immobilier en cas de coup dur.

L'IPP, c'est quoi exactement ?

L'Invalidité Permanente Partielle désigne un état de santé stabilisé où vous conservez une incapacité durable, mais sans être totalement inapte à toute activité. Concrètement ? Vous pouvez encore travailler, mais pas comme avant. Vous gardez une certaine autonomie, mais avec des limitations réelles et permanentes.

Cette définition peut sembler floue. Elle l'est un peu. Car l'IPP se situe dans cette zone intermédiaire où vous n'êtes ni en pleine forme, ni complètement invalide.

Les seuils qui comptent

Dans l'univers de l'assurance emprunteur, l'IPP se déclenche généralement entre 33% et 66% d'invalidité. Ces chiffres ne sortent pas de nulle part. Ils correspondent à une évaluation médicale de votre capacité de travail restante.

Prenons un exemple simple. Vous êtes développeur informatique et vous perdez la mobilité de votre main dominante suite à un accident. Votre capacité à coder est réduite, mais pas anéantie. Vous pouvez encore travailler avec des adaptations. C'est typiquement une situation d'IPP.

À l'inverse, si vous ne pouviez plus du tout utiliser vos mains, vous basculeriez vers l'Invalidité Permanente Totale (IPT), qui couvre les taux au-delà de 66%.

IPP vs catégories Sécurité sociale : attention à la confusion

Beaucoup confondent l'IPP de leur assurance emprunteur avec les catégories d'invalidité de la Sécurité sociale. C'est normal. Les termes se ressemblent, les pourcentages aussi. Mais les deux systèmes ne fonctionnent pas exactement pareil.

La Sécurité sociale classe l'invalidité en trois catégories. L'assurance emprunteur, elle, utilise des seuils de taux d'invalidité. Vous pouvez très bien être reconnu en invalidité catégorie 1 par la Sécu et ne pas déclencher l'IPP de votre contrat. Ou l'inverse.

Retenez ceci : l'invalidité reconnue par votre caisse primaire d'assurance maladie ne garantit pas automatiquement l'activation de votre garantie IPP. C'est votre assureur emprunteur qui évalue, selon ses propres critères.

Comment l'IPP protège votre crédit immobilier

L'IPP n'est pas qu'une ligne administrative dans votre contrat. C'est un filet de sécurité financier qui peut faire toute la différence quand vos revenus chutent.

Le mécanisme de prise en charge

Quand votre IPP est reconnue, votre assureur prend en charge une partie de vos mensualités de crédit. Pas la totalité, puisque vous n'êtes pas totalement invalide. Mais une proportion calculée en fonction de votre taux d'invalidité.

La formule la plus courante ? (Taux d'invalidité - 33) / 33 × Mensualité

Traduisons ça en français. Si vous êtes reconnu à 45% d'invalidité sur un crédit avec une mensualité de 1200€, votre assureur pourrait prendre en charge environ 436€ par mois. Soit (45 - 33) / 33 × 1200 = 436€.

Ce n'est pas rien. Sur 15 ans, ça représente plus de 78 000€ d'économies.

La notion de quotité dans un couple

Si vous empruntez à deux, la quotité devient cruciale. C'est la part du capital que chacun assure. Par exemple, vous pouvez choisir une répartition 50/50, ou 100/100 (chaque co-emprunteur assure la totalité).

Imaginons : crédit de 300 000€, mensualité de 1500€, quotité 50/50. Si l'un des co-emprunteurs est reconnu en IPP à 40%, l'assureur prendra en charge une partie de SA part seulement. Soit (40 - 33) / 33 × 750€ = 159€/mois.

L'autre co-emprunteur continue de payer ses 750€ intégralement. C'est pour ça qu'une quotité bien calibrée est essentielle.

Un exemple concret pour y voir clair

Marie et Thomas, tous deux 42 ans, ont emprunté 250 000€ sur 20 ans. Mensualité : 1300€. Quotité : 50/50.

Thomas développe une fibromyalgie chronique. Après consolidation de son état de santé, le médecin expert fixe son taux d'IPP à 38%.

L'assureur prend en charge : (38 - 33) / 33 × 650€ = 98€/mois sur la part de Thomas.

Pas énorme ? Détrompez-vous. Sur les 18 années restantes, cela représente 21 168€. Et surtout, ça soulage le budget du couple à un moment où les revenus de Thomas ont baissé.

Sans IPP, le couple aurait dû assumer seul cette baisse de revenus tout en continuant à payer l'intégralité de la mensualité. Avec l'IPP, le choc est amorti.

IPP, IPT, ITT, PTIA : comprendre le bloc invalidité

Vous l'avez compris, l'IPP ne vient pas seule. Elle fait partie d'une famille de garanties qu'on appelle le "bloc invalidité". Voici comment tout s'articule.

Garantie

Seuil

Durée

Ce qui est couvert

ITT (Incapacité Temporaire Totale)

Arrêt complet

Temporaire

Mensualités pendant l'arrêt (après franchise 90j)

IPP (Invalidité Permanente Partielle)

33% à 66%

Permanente

Partie des mensualités proportionnelle au taux

IPT (Invalidité Permanente Totale)

> 66%

Permanente

Mensualités ou capital restant dû

PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie)

Dépendance totale

Permanente

Capital restant dû intégral

Comment ça se déclanche dans la vraie vie ?

Vous avez un accident grave. Les trois premiers mois, vous êtes en arrêt total. C'est l'ITT qui pourrait jouer (après franchise).

Votre état se stabilise au bout d'un an. Le médecin constate des séquelles permanentes. Vous pouvez retravailler, mais à 60% de vos capacités. Taux d'invalidité : 40%. Vous basculez en IPP.

Si vos séquelles empiraient au point que vous ne puissiez vraiment plus travailler du tout, vous passeriez en IPT (au-delà de 66%).

Et si, en plus, vous aviez besoin d'une assistance quotidienne pour les gestes de base, ce serait la PTIA.

Pourquoi l'IPP est souvent absente des contrats groupe

Voilà le hic. Beaucoup de contrats "groupe" (ceux proposés par la banque) ne couvrent que l'IPT, pas l'IPP. Pourquoi ? Parce que l'IPP coûte plus cher à assurer. Les cas d'invalidité partielle sont plus fréquents que les invalidités totales.

Résultat : vous pouvez très bien avoir un taux d'invalidité de 50% et... ne toucher aucune indemnisation. Car votre contrat ne démarre qu'à 66%.

C'est l'une des raisons pour lesquelles la délégation d'assurance emprunteur peut faire toute la différence. Les contrats individuels incluent souvent l'IPP, parfois même dès 33%.

Qui est vraiment concerné par l'IPP ?

On pourrait penser que l'IPP ne concerne que certains métiers à risque. Erreur. L'invalidité partielle peut toucher n'importe qui.

Profils 40-70 ans : une exposition accrue

Les statistiques sont têtues. Plus on vieillit, plus le risque d'invalidité permanente augmente. Pas forcément à cause d'accidents spectaculaires. Souvent, c'est l'usure : arthrose, problèmes de dos, troubles cardiovasculaires, diabète.

À 45 ans, vous pouvez développer une lombalgie chronique qui vous empêche de porter des charges. À 55 ans, un diabète de type 2 mal contrôlé peut affecter votre vision ou votre mobilité. À 62 ans, des séquelles d'AVC peuvent limiter votre dextérité.

Dans tous ces cas, vous restez capable de travailler dans une certaine mesure. Mais plus comme avant. C'est exactement le territoire de l'IPP.

Métiers manuels vs sédentaires : des nuances importantes

Un maçon avec une hernie discale sévère sera plus rapidement reconnu en IPP qu'un comptable avec la même pathologie. Pourquoi ? Parce que l'évaluation de l'invalidité prend en compte la nature de votre profession.

Certains contrats utilisent l'invalidité "fonctionnelle" (capacité physique pure). D'autres l'invalidité "professionnelle" (capacité à exercer VOTRE métier). La seconde est généralement plus favorable.

Un pianiste de concert qui perd deux doigts ? IPP élevée, voire IPT. Un développeur informatique dans la même situation ? IPP plus modérée, car il peut encore coder avec adaptations.

Trois scénarios types où l'IPP fait la différence

Scénario 1 - La cadre qui continue à temps partiel
Sophie, 48 ans, directrice marketing. Sclérose en plaques diagnostiquée. Elle peut encore travailler, mais seulement 3 jours par semaine avec fatigue chronique. Taux IPP : 42%. L'assurance prend en charge une partie de ses mensualités, ce qui compense la baisse de revenus.

Scénario 2 - L'artisan qui se reconvertit
Marc, 53 ans, plombier. Épaule détruite après une chute. Reconversion forcée comme formateur. Salaire divisé par deux. Taux IPP : 52% sur invalidité professionnelle. Sa garantie IPP lui permet de maintenir son niveau de vie pendant la transition.

Scénario 3 - Le retraité récent avec crédit en cours
Bernard, 64 ans, retraité depuis 2 ans, crédit résidence secondaire encore en cours. AVC avec séquelles motrices légères. Taux IPP : 38%. Même à la retraite, la garantie IPP reste active et allège ses dernières années de remboursement.

Comment savoir si votre contrat couvre bien l'IPP

Vous avez souscrit votre assurance emprunteur il y a quelques années. Vous ne savez plus exactement ce qui est couvert. Comment vérifier ?

Où regarder dans vos documents

Sortez votre Notice d'information ou vos Conditions Générales. Cherchez la section "Garanties invalidité" ou "Tableau des garanties". Vous devriez trouver un tableau de ce type :

Garantie

Taux d'invalidité

Prise en charge

PTIA

100%

Capital restant dû

IPT

≥ 66%

Mensualités ou capital

IPP

33% à 65%

Mensualités proportionnelles

Si vous ne voyez que IPT et PTIA, c'est que votre contrat ne couvre PAS l'IPP. Vous avez un trou de couverture entre 33% et 66%.

Les pièges des contrats groupe bancaires

Les contrats groupe (proposés par votre banque) ont rarement l'IPP en standard. Ou alors avec des conditions très restrictives : seuil à 50% au lieu de 33%, exclusions nombreuses, plafonds d'âge bas.

Pourquoi ? Parce que ces contrats mutualisent le risque sur une large population. Ils couvrent le minimum légal : décès et PTIA. Le reste est optionnel ou absent.

La délégation d'assurance permet justement de choisir un contrat avec IPP incluse, souvent pour un coût global inférieur.

Checklist : 5 points à vérifier absolument

1. Présence de l'IPP : Est-elle mentionnée explicitement dans le tableau des garanties ?

2. Seuil de déclenchement : À partir de quel taux ? (Idéal : 33%)

3. Mode de calcul : Proportionnel au taux ou forfaitaire ?

4. Exclusions : Quelles pathologies ou situations sont exclues ?

5. Plafond d'âge : Jusqu'à quel âge la garantie reste-t-elle active ?

Si vous constatez des lacunes, vous avez deux options :

  • Renégocier avec votre banque (peu de chances de succès sur le contrat groupe)

  • Changer d'assurance via la délégation (bien plus efficace)

Depuis la loi Lemoine, vous pouvez changer d'assurance emprunteur à tout moment, sans frais ni pénalités. C'est le bon moment pour combler ce trou de couverture.

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L'IPP, une garantie méconnue mais essentielle

L'Invalidité Permanente Partielle n'a rien de spectaculaire. Elle ne fera jamais la une des journaux. Pourtant, elle peut vous éviter un naufrage financier.

Entre 33% et 66% d'invalidité, il y a toute une vie. Celle où on continue à se lever le matin, mais avec des douleurs. Celle où on travaille encore, mais moins longtemps, moins vite. Celle où les revenus baissent alors que les charges, elles, restent identiques.

L'IPP, c'est le filet de sécurité pour cette vie-là. Celle qu'on n'imagine jamais quand on signe un crédit à 30 ou 40 ans. Celle qui, pourtant, concerne des centaines de milliers de Français.

Vérifiez votre contrat. Si l'IPP est absente ou insuffisante, agissez. La délégation d'assurance existe précisément pour ça : combler les trous de protection et vous assurer comme vous le méritez.

Parce qu'un crédit immobilier, c'est 20 ou 25 ans. Et en 20 ans, la vie peut changer. Votre assurance doit pouvoir suivre.

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