Fondamentaux
Définition et rôle
Refus d'assurance emprunteur : 4 solutions concrètes et recours légaux
Publié le :

"Nous ne pouvons pas assurer votre prêt immobilier."
Cette phrase, des milliers d'emprunteurs l'entendent chaque année. Après des mois de recherche immobilière, des semaines de négociation bancaire, tout semble s'écrouler à cause d'un refus d'assurance.
Les chiffres : 12 à 15% des demandes d'assurance emprunteur reçoivent un refus ou une acceptation avec surprimes/exclusions (source : France Assureurs 2024).
Mais voici la bonne nouvelle : un refus d'assurance n'est jamais une impasse définitive. Il existe toujours au moins une solution, parfois plusieurs.
Ce guide vous présente les 4 stratégies concrètes pour obtenir votre assurance malgré un refus initial, les recours légaux à votre disposition, et une méthodologie étape par étape pour débloquer votre situation.
Spoiler : Dans 96% des cas, une solution existe (statistiques Convention AERAS 2024).
Même si l'assurance n'est pas légalement obligatoire, un refus peut bloquer votre projet immobilier.
Les 3 types de refus d'assurance emprunteur
Avant de chercher une solution, il faut comprendre quel type de refus vous avez reçu. Car la stratégie à adopter dépend directement de cette distinction.
Type 1 : Le refus total
Définition : L'assureur refuse de vous couvrir pour toutes les garanties, y compris décès et PTIA.
Formulation type :
"Après étude de votre dossier, nous ne pouvons donner suite favorable à votre demande d'assurance emprunteur."
Situations concernées :
Pathologie très grave en phase active (cancer métastatique, insuffisance cardiaque sévère)
Âge > 75 ans à la souscription
Cumul de facteurs de risque majeurs (diabète non équilibré + obésité morbide + tabagisme)
Profession interdite par l'assureur (pilote d'essai, démineur)
Fréquence : 2 à 3% des demandes
Stratégie à adopter : Délégation d'assurance vers assureurs spécialisés + Convention AERAS
Type 2 : Le refus partiel (exclusions de garanties)
Définition : L'assureur accepte de vous couvrir, mais exclut certaines garanties ou certains risques.
Formulation type :
"Nous acceptons de vous assurer avec les exclusions suivantes : garantie ITT exclue pour toute pathologie liée aux affections dorsales et psychiques."
Situations concernées :
Antécédents médicaux spécifiques (hernie discale, dépression)
Profession à risque modéré (BTP, pompier, policier)
Sport à risque (plongée, parapente, alpinisme)
Exemple concret :
Émilie, 38 ans, a eu un cancer du sein il y a 6 ans, guéri sans récidive. L'assureur accepte de la couvrir MAIS avec exclusion de garantie pour tout sinistre lié à un cancer (récidive ou nouveau cancer).
Fréquence : 8 à 10% des demandes
Stratégie à adopter : Négociation d'un rachat d'exclusion ou changement d'assureur
Type 3 : L'acceptation avec surprime
Définition : L'assureur accepte toutes les garanties, mais applique une majoration tarifaire.
Formulation type :
"Nous acceptons de vous assurer moyennant une surprime de 150% sur le tarif de base."
Situations concernées :
Pathologie chronique stabilisée (diabète type 2 équilibré, hypertension contrôlée)
Âge 65-70 ans
Surpoids modéré (IMC 30-35)
Tabagisme
Exemple chiffré :
Fréquence : 6 à 8% des demandes
Stratégie à adopter : Comparaison avec d'autres assureurs (les surprimes varient énormément)
Tableau récapitulatif
Type de refus | Couverture | Fréquence | Solution prioritaire |
|---|---|---|---|
Refus total | 0% | 2-3% | Convention AERAS |
Refus partiel | 70-80% | 8-10% | Délégation spécialisée |
Surprime | 100% | 6-8% | Comparaison multi-assureurs |
Acceptation standard | 100% | 78-84% | Délégation pour économiser |
Comprendre les motifs de refus : 5 raisons principales
Un assureur ne peut pas refuser arbitrairement. Le refus doit être motivé et basé sur une évaluation objective du risque.
Motif n°1 : État de santé (70% des refus)
Pathologies entraînant un refus fréquent :
Risque très élevé (refus total probable) :
Cancer en phase active ou métastatique
Insuffisance cardiaque classe III ou IV
Cirrhose décompensée
Sclérose en plaques évolutive
VIH avec complications
Risque élevé (refus partiel ou surprime) :
Diabète type 1 ou type 2 déséquilibré
Hypertension artérielle sévère (> 180/110)
Antécédents d'AVC ou d'infarctus
Dépression récurrente avec hospitalisations
Hernie discale opérée
Pourquoi ces pathologies posent problème ?
Les assureurs calculent le risque statistique d'invalidité ou de décès. Une personne diabétique a un risque d'invalidité 3 à 4 fois supérieur à la moyenne. L'assureur ajuste donc son tarif ou refuse si le risque est trop élevé.
Motif n°2 : Âge (15% des refus)
Seuils critiques :
< 60 ans : Aucun problème (sauf pathologie)
60-70 ans : Acceptation courante avec légère surprime
70-75 ans : Acceptation difficile, surprimes importantes
> 75 ans : Refus quasi systématique
Exemple :
Un emprunteur de 68 ans souhaite un prêt sur 15 ans (fin à 83 ans). La plupart des assureurs refusent au-delà de 80 ans en fin de prêt. Solution : réduire la durée à 12 ans ou apporter un apport personnel plus important.
Motif n°3 : Profession à risque (8% des refus)
Professions systématiquement refusées ou surprimées :
Très haut risque :
Pilote d'essai
Démineur
Militaire en opération extérieure
Journaliste en zone de guerre
Convoyeur de fonds
Haut risque :
Pompier professionnel
Policier d'élite (RAID, GIGN)
Ouvrier BTP en hauteur
Plongeur professionnel
Cascadeur
Surprime moyenne : +50% à +200% selon la profession.
Astuce : Certains assureurs spécialisés (MACSF, MAAF Professions) proposent des contrats adaptés aux professions à risque.
Motif n°4 : Sport à risque (3% des refus)
Sports entraînant refus ou exclusion :
Parachutisme, parapente, deltaplane
Alpinisme (au-delà de 3 000 m)
Plongée sous-marine (au-delà de 40 m)
Sports mécaniques (moto, rallye)
Boxe, MMA, sports de combat extrêmes
Solution : Déclarer le sport ET demander un rachat d'exclusion moyennant surprime (généralement +30% à +80%).
Important : Ne JAMAIS dissimuler la pratique d'un sport à risque. En cas de sinistre lié au sport non déclaré, l'assurance peut refuser toute indemnisation.
Motif n°5 : Résidence à l'étranger (2% des refus)
Pays à risque :
Zones de conflit (Ukraine, Afghanistan, Irak, etc.)
Pays sous embargo
Zones à forte instabilité politique
Solution : S'adresser à des assureurs spécialisés dans l'expatriation (April International, Allianz Expat).
Pour comprendre comment les assureurs évaluent ces risques, consultez notre guide complet sur le fonctionnement de l'assurance emprunteur.
Solution 1 : La délégation d'assurance (taux de réussite : 85%)
Votre premier réflexe face à un refus doit être : changer d'assureur.
Pourquoi chaque assureur évalue différemment les risques
Fait méconnu : Les assureurs n'appliquent PAS tous les mêmes grilles de tarification.
Exemple concret :
Thomas, 42 ans, diabétique type 2 depuis 5 ans :
Assureur A (banque) : Refus total
Assureur B (délégation 1) : Acceptation avec surprime 180%
Assureur C (délégation 2) : Acceptation avec surprime 75%
Différence de coût annuel : 1 400 € entre assureur B et C sur le même profil !
Raison : Chaque assureur a ses propres statistiques actuarielles, ses réassureurs, ses politiques commerciales.
Les assureurs spécialisés en profils atypiques
Certains assureurs se sont positionnés sur les profils refusés par les assurances classiques :
Spécialistes santé :
April : Pathologies chroniques
Cardif : Diabète, hypertension
SwissLife : Antécédents cardiaques
Spécialistes professions à risque :
MACSF : Professions médicales et libérales
MAAF Professions : Artisans, BTP
GMF : Fonction publique
Spécialistes seniors :
Suravenir : Jusqu'à 80 ans
Générali : Jusqu'à 85 ans
Méthodologie de comparaison
Étape 1 : Rassemblez tous les refus écrits que vous avez reçus (obligatoire pour justifier auprès d'autres assureurs).
Étape 2 : Utilisez un comparateur spécialisé ou un courtier en assurance qui interrogera simultanément 10 à 15 assureurs.
Étape 3 : Analysez les propositions reçues :
Taux de couverture (100%, 80%, 70% ?)
Exclusions de garanties
Surprimes appliquées
Délais de franchise et de carence
Étape 4 : Négociez les surprimes (possible dans 40% des cas).
Astuce Kidonk : Notre simulateur interroge automatiquement les assureurs acceptant les profils à risque.
Solution 2 : La Convention AERAS (taux de réussite : 96%)
Si la délégation échoue, la Convention AERAS est votre recours principal.
Qu'est-ce que la Convention AERAS ?
AERAS = S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé
C'est un accord signé en 2007 (révisé en 2024) entre :
Les pouvoirs publics
Les banques
Les assureurs
Les associations de malades et de consommateurs
Objectif : Faciliter l'accès à l'assurance et au crédit pour les personnes ayant ou ayant eu des problèmes de santé graves.
Important : AERAS ne garantit PAS l'obtention d'une assurance. Mais elle impose aux assureurs un processus d'examen en 3 niveaux.
Les 3 niveaux d'examen AERAS
Niveau 1 : Analyse standard
Votre dossier est examiné selon les critères habituels de l'assureur.
Si acceptation → Contrat aux conditions normales ou avec surprime modérée.
Si refus → Passage automatique au niveau 2 (sans intervention de votre part).
Niveau 2 : Service médical spécialisé
Un médecin-conseil expert en risques aggravés réétudie votre dossier de manière personnalisée.
Il examine :
L'évolution de votre pathologie
Les traitements suivis
Les examens médicaux récents
Le droit à l'oubli (voir ci-dessous)
La grille de référence AERAS
Si acceptation → Contrat avec éventuellement surprime ou exclusion.
Si refus → Passage automatique au niveau 3 (sans intervention de votre part).
Niveau 3 : Pool de risques très aggravés
Votre dossier est examiné par un pool d'assureurs et de réassureurs spécialisés dans les risques extrêmes.
Conditions d'éligibilité niveau 3 :
Âge < 71 ans à la fin du prêt
Montant du prêt ≤ 420 000 € (résidence principale, hors prêt relais)
Si acceptation → Contrat avec surprimes plafonnées (voir mécanisme ci-dessous).
Si refus → Fin du processus AERAS. Solutions alternatives nécessaires.
Statistique clé : 96% des dossiers reçoivent une proposition couvrant au moins le risque décès (Convention AERAS 2024).
Le droit à l'oubli (depuis loi Lemoine 2022)
Principe : Vous n'avez PAS à déclarer certaines pathologies guéries depuis un certain délai.
Pathologies concernées :
Cancer :
Délai : 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute
Âge maximum : Aucune limite (supprimée en 2022)
Montant maximum : 200 000 € par emprunteur
Fin du prêt : Avant 60 ans
Hépatite virale C :
Délai : 5 ans après la fin du traitement, sans rechute
Mêmes conditions que le cancer
Exemple :
Sophie a eu un cancer du sein à 35 ans. Traitement terminé en 2019, sans rechute. En 2024 (5 ans après), elle emprunte 180 000 € pour un prêt se terminant à 59 ans.
→ Elle ne déclare PAS son cancer. L'assureur ne peut pas lui poser de question sur cette pathologie.
Important : Si vous dépassez les seuils (> 200 000 € ou > 60 ans), vous devez déclarer mais bénéficiez de la grille de référence AERAS.
La grille de référence AERAS
C'est une liste de pathologies pour lesquelles les assureurs se sont engagés sur :
Des délais de droit à l'oubli spécifiques
Des surprimes plafonnées
Exemple de pathologies dans la grille :
Pathologie | Délai sans surprime | Surprime max après délai |
|---|---|---|
Cancer du sein (stade I) | 3 ans | 100% pendant 5 ans |
Leucémie aiguë guérie | 5 ans | 150% pendant 7 ans |
Maladie de Hodgkin | 4 ans | 100% pendant 6 ans |
Mélanome (stade I) | 3 ans | 50% pendant 5 ans |
Accès à la grille : Convention AERAS - Grille de référence
Le plafonnement des surprimes (mécanisme solidaire)
Si vous avez des revenus modestes, la Convention AERAS plafonne les surprimes.
Conditions :
Revenus annuels du foyer fiscal < 22 000 € (seuil 2025)
Plafonnement :
Si la surprime fait dépasser 1,4 point dans le TEG (Taux Effectif Global), la part excédant 1,4 point est prise en charge par un fonds de mutualisation.
Exemple :
Autre mécanisme : Pour les emprunteurs < 35 ans avec un PTZ (Prêt à Taux Zéro), la surprime sur le PTZ est intégralement prise en charge.
Comment activer la Convention AERAS ?
Bonne nouvelle : C'est automatique !
Vous n'avez RIEN à faire. Dès que vous déposez un dossier d'assurance emprunteur et que vous remplissez un questionnaire de santé, la Convention AERAS s'applique si vous présentez un risque aggravé.
Délai : 5 semaines maximum pour traiter votre dossier global (prêt + assurance) via AERAS.
Pour plus de détails sur AERAS, consultez notre article dédié dans les alternatives au prêt sans assurance.
Solution 3 : Les garanties alternatives (dernier recours)
Si même AERAS niveau 3 refuse, il reste des garanties alternatives à l'assurance.
Alternative 1 : L'hypothèque renforcée
Principe : Vous donnez en garantie un bien immobilier que vous possédez déjà.
Conditions :
Patrimoine immobilier libre de charges
Valeur ≥ 50-70% du montant emprunté
Coût : 1,5 à 2% du montant hypothéqué (frais notariaux)
Avantages :
Solution acceptée par 100% des banques
Pas de questionnaire médical
Inconvénients :
Nécessite un patrimoine existant
En cas de décès, les héritiers doivent rembourser ou vendre
Profils concernés : Seniors avec patrimoine, investisseurs aguerris.
Détails complets dans notre article sur les alternatives concrètes au prêt sans assurance.
Alternative 2 : Le nantissement d'actifs financiers
Principe : Vous bloquez une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres en garantie.
Conditions :
Montant nanti ≥ capital emprunté
Actifs liquides et disponibles
Coût : 0,5% du montant nanti
Avantages :
Rapide à mettre en place
Pas de frais notariaux
Inconvénients :
Blocage total pendant 20-25 ans
Perte de liquidité
Impossibilité d'arbitrer
Profils concernés : Investisseurs avec épargne > 500 000 €.
Alternative 3 : Le cautionnement personnel
Principe : Un proche (parent, ami) se porte garant et s'engage à rembourser en cas de défaillance.
Conditions :
Revenus de la caution ≥ 2x les mensualités
Patrimoine de la caution ≥ capital emprunté
Coût : Frais d'acte notarié (800 à 1 500 €)
Avantages :
Solution humaine
Coût modéré
Inconvénients :
Risque relationnel majeur
Engagement total de la caution
Impact sur capacité d'emprunt de la caution
Profils concernés : Emprunteurs avec famille aisée et solidaire.
Taux d'acceptation des alternatives
Alternative | Acceptation banque | Profil requis |
|---|---|---|
Hypothèque renforcée | 95% | Patrimoine > 500k€ |
Nantissement actifs | 90% | Épargne > capital |
Cautionnement | 85% | Caution solvable |
Solution 4 : Les recours juridiques en cas de refus abusif
Dans certains cas, vous pouvez contester un refus devant les tribunaux ou les autorités de régulation.
Cas n°1 : Refus non motivé
Obligation légale : Tout refus d'assurance doit être motivé par écrit.
Si vous recevez un simple "non" sans explication détaillée, c'est illégal.
Recours :
Courrier recommandé exigeant les motifs précis
Signalement à l'ACPR si pas de réponse sous 15 jours
Saisine du médiateur de l'assurance
Cas n°2 : Discrimination
Interdictions légales :
L'assureur ne peut PAS refuser sur la base de :
Origine ethnique
Sexe
Orientation sexuelle
Handicap sans lien avec le risque
Religion
Exemple de discrimination illégale : Refuser une personne diabétique pour un crédit à la consommation de 5 000 € (risque disproportionné).
Recours :
Signalement au Défenseur des droits
Action en justice pour discrimination
Cas n°3 : Exclusion abusive de la Convention AERAS
Si vous remplissez les conditions AERAS mais que l'assureur refuse d'appliquer la convention :
Recours :
Saisine de la Commission de médiation AERAS
Signalement à l'ACPR
Contact : Commission médiation AERAS
Pour comprendre vos droits juridiques complets, consultez notre article Banque vs législation : le verdict juridique.
Méthodologie pratique : 6 étapes pour débloquer votre situation
Voici un plan d'action concret si vous venez de recevoir un refus.
Étape 1 : Exigez un refus écrit et motivé (J+0)
Action immédiate : Si le refus est oral ou par simple email, envoyez immédiatement un courrier recommandé :
"Madame, Monsieur,
Suite à votre refus oral concernant ma demande d'assurance emprunteur du [date], je vous demande de me transmettre par écrit les motifs précis de ce refus conformément à vos obligations légales.
Cordialement."
Délai : L'assureur doit répondre sous 10 jours ouvrés.
Étape 2 : Analysez les motifs du refus (J+2 à J+10)
Questions à vous poser :
Le refus porte-t-il sur une pathologie stabilisée ou évolutive ?
Suis-je éligible au droit à l'oubli ?
Ma pathologie figure-t-elle dans la grille AERAS ?
Puis-je fournir des examens médicaux plus récents ?
Conseil : Consultez votre médecin traitant pour obtenir un certificat médical actualisé si votre état s'est amélioré.
Étape 3 : Lancez 3 à 5 demandes parallèles (J+10 à J+15)
Stratégie multi-assureurs :
Ne restez PAS bloqué sur un seul refus. Interrogez simultanément :
2 assureurs spécialisés santé (April, Cardif)
2 assureurs généralistes (Générali, SwissLife)
1 courtier spécialisé profils atypiques
Outil : Utilisez notre simulateur Kidonk qui interroge automatiquement les assureurs acceptant les profils refusés.
Étape 4 : Activez la Convention AERAS si nécessaire (J+20)
Si tous les assureurs refusent ou appliquent des surprimes > 100%, demandez explicitement l'application de la Convention AERAS.
Courrier type :
"Je souhaite bénéficier des dispositions de la Convention AERAS. Mon dossier remplit les conditions (âge < 71 ans, montant < 420 000 €). Je vous prie de transmettre ma demande au niveau 2 d'examen."
Étape 5 : Explorez les garanties alternatives (J+30)
Si AERAS niveau 3 refuse, contactez votre banque pour proposer une garantie alternative :
Ordre de préférence :
Nantissement d'assurance-vie (si vous avez une épargne)
Hypothèque sur bien existant (si vous êtes déjà propriétaire)
Cautionnement familial (en dernier recours)
Étape 6 : Recours juridiques si échec total (J+45)
Actions possibles :
Saisine du médiateur de l'assurance (gratuit, délai 90 jours)
Signalement à l'ACPR (Autorité de Contrôle)
Défenseur des droits (si suspicion de discrimination)
Action en justice (dernier recours)
Saisine du Tribunal judiciaire
Assistance d'un avocat spécialisé
Cas pratiques résolus : 3 exemples concrets
Cas 1 : Diabète type 2 - Refus transformé en acceptation
Profil : Marc, 45 ans, diabétique type 2 depuis 8 ans, emprunte 220 000 €
Refus initial : Assurance groupe bancaire refuse totalement.
Solution appliquée :
Délégation vers April → Acceptation avec surprime 120%
Négociation de la surprime → Réduite à 80% en fournissant HbA1c < 7%
Coût final : 0,27% au lieu de 0,15% standard
Surcoût : 2 640 € sur 20 ans au lieu d'un refus total.
Leçon : Toujours fournir les examens médicaux les plus récents montrant une pathologie stabilisée.
Cas 2 : Cancer guéri - Droit à l'oubli appliqué
Profil : Aurélie, 38 ans, cancer du sein guéri depuis 6 ans, emprunte 195 000 €
Situation : Traitement terminé en 2018, sans rechute. Prêt se termine à 58 ans.
Solution appliquée :
Application du droit à l'oubli (délai 5 ans + montant < 200k€ + fin < 60 ans)
Aucune déclaration du cancer dans le questionnaire de santé
Assurance acceptée aux conditions standard (0,12%)
Économie : 0 € de surprime
Leçon : Vérifiez systématiquement les critères du droit à l'oubli avant de déclarer une pathologie guérie.
Cas 3 : Senior 72 ans - Hypothèque acceptée
Profil : Jean, 72 ans, retraité, souhaite emprunter 180 000 € pour un investissement locatif
Refus initial : Tous les assureurs refusent (âge > 70 ans).
Solution appliquée :
Proposition d'hypothèque renforcée sur résidence principale (valeur 350 000 €, libre de charges)
Acceptation bancaire
Coût : 3 600 € de frais d'hypothèque
Compromis : Pas de protection décès, mais prêt obtenu.
Leçon : Pour les seniors, le patrimoine existant peut remplacer l'assurance.
Conclusion : Un refus n'est jamais définitif
Les chiffres à retenir :
96% des dossiers AERAS reçoivent une proposition (au moins décès)
85% des refus sont contournés par délégation d'assurance
100% des solutions existent si vous avez un patrimoine ≥ capital emprunté
Les 4 solutions hiérarchisées :
Délégation d'assurance (taux de réussite 85%) → Essayez TOUJOURS en premier
Convention AERAS (taux de réussite 96%) → Automatique pour risques aggravés
Garanties alternatives (taux de réussite 100% avec patrimoine) → Dernier recours
Recours juridiques (taux de réussite 40%) → Si refus abusif
Le plan d'action résumé :
L'erreur à ne PAS commettre : Abandonner votre projet après un premier refus.
La bonne attitude : Considérer le refus comme un obstacle temporaire, pas une impasse.
Passez à l'action
Vous venez de recevoir un refus ?
Ne restez pas seul face à cette situation. Contactez nos experts Kidonk pour une analyse gratuite de votre refus et des solutions personnalisées.
Vous voulez comparer avant de recevoir un refus ?
Lancez une simulation qui interroge automatiquement les assureurs acceptant les profils à risque.
Vous avez des questions sur la Convention AERAS ?
Consultez notre FAQ complète avec 25 questions essentielles sur l'assurance emprunteur.

