Fondamentaux
Définition et rôle
Refus d'assurance emprunteur : 4 solutions concrètes et recours légaux
14 janv. 2026
"Nous ne pouvons pas assurer votre prêt immobilier."
Cette phrase, des milliers d'emprunteurs l'entendent chaque année. Après des mois de recherche immobilière, des semaines de négociation bancaire, tout semble s'écrouler à cause d'un refus d'assurance.
Les chiffres : 12 à 15% des demandes d'assurance emprunteur reçoivent un refus ou une acceptation avec surprimes/exclusions (source : France Assureurs 2024).
Mais voici la bonne nouvelle : un refus d'assurance n'est jamais une impasse définitive. Il existe toujours au moins une solution, parfois plusieurs.
Ce guide vous présente les 4 stratégies concrètes pour obtenir votre assurance malgré un refus initial, les recours légaux à votre disposition, et une méthodologie étape par étape pour débloquer votre situation.
Spoiler : Dans 96% des cas, une solution existe (statistiques Convention AERAS 2024).
Même si l'assurance n'est pas légalement obligatoire, un refus peut bloquer votre projet immobilier.
Les 3 types de refus d'assurance emprunteur
Avant de chercher une solution, il faut comprendre quel type de refus vous avez reçu. Car la stratégie à adopter dépend directement de cette distinction.
Type 1 : Le refus total
Définition : L'assureur refuse de vous couvrir pour toutes les garanties, y compris décès et PTIA.
Formulation type :
"Après étude de votre dossier, nous ne pouvons donner suite favorable à votre demande d'assurance emprunteur."
Situations concernées :
Pathologie très grave en phase active (cancer métastatique, insuffisance cardiaque sévère)
Âge > 75 ans à la souscription
Cumul de facteurs de risque majeurs (diabète non équilibré + obésité morbide + tabagisme)
Profession interdite par l'assureur (pilote d'essai, démineur)
Fréquence : 2 à 3% des demandes
Stratégie à adopter : Délégation d'assurance vers assureurs spécialisés + Convention AERAS
Type 2 : Le refus partiel (exclusions de garanties)
Définition : L'assureur accepte de vous couvrir, mais exclut certaines garanties ou certains risques.
Formulation type :
"Nous acceptons de vous assurer avec les exclusions suivantes : garantie ITT exclue pour toute pathologie liée aux affections dorsales et psychiques."
Situations concernées :
Antécédents médicaux spécifiques (hernie discale, dépression)
Profession à risque modéré (BTP, pompier, policier)
Sport à risque (plongée, parapente, alpinisme)
Exemple concret :
Émilie, 38 ans, a eu un cancer du sein il y a 6 ans, guéri sans récidive. L'assureur accepte de la couvrir MAIS avec exclusion de garantie pour tout sinistre lié à un cancer (récidive ou nouveau cancer).
Fréquence : 8 à 10% des demandes
Stratégie à adopter : Négociation d'un rachat d'exclusion ou changement d'assureur
Type 3 : L'acceptation avec surprime
Définition : L'assureur accepte toutes les garanties, mais applique une majoration tarifaire.
Formulation type :
"Nous acceptons de vous assurer moyennant une surprime de 150% sur le tarif de base."
Situations concernées :
Pathologie chronique stabilisée (diabète type 2 équilibré, hypertension contrôlée)
Âge 65-70 ans
Surpoids modéré (IMC 30-35)
Tabagisme
Exemple chiffré :
Fréquence : 6 à 8% des demandes
Stratégie à adopter : Comparaison avec d'autres assureurs (les surprimes varient énormément)
Tableau récapitulatif
Type de refus | Couverture | Fréquence | Solution prioritaire |
|---|---|---|---|
Refus total | 0% | 2-3% | Convention AERAS |
Refus partiel | 70-80% | 8-10% | Délégation spécialisée |
Surprime | 100% | 6-8% | Comparaison multi-assureurs |
Acceptation standard | 100% | 78-84% | Délégation pour économiser |
Comprendre les motifs de refus : 5 raisons principales
Un assureur ne peut pas refuser arbitrairement. Le refus doit être motivé et basé sur une évaluation objective du risque.
Motif n°1 : État de santé (70% des refus)
Pathologies entraînant un refus fréquent :
Risque très élevé (refus total probable) :
Cancer en phase active ou métastatique
Insuffisance cardiaque classe III ou IV
Cirrhose décompensée
Sclérose en plaques évolutive
VIH avec complications
Risque élevé (refus partiel ou surprime) :
Diabète type 1 ou type 2 déséquilibré
Hypertension artérielle sévère (> 180/110)
Antécédents d'AVC ou d'infarctus
Dépression récurrente avec hospitalisations
Hernie discale opérée
Pourquoi ces pathologies posent problème ?
Les assureurs calculent le risque statistique d'invalidité ou de décès. Une personne diabétique a un risque d'invalidité 3 à 4 fois supérieur à la moyenne. L'assureur ajuste donc son tarif ou refuse si le risque est trop élevé.
Motif n°2 : Âge (15% des refus)
Seuils critiques :
< 60 ans : Aucun problème (sauf pathologie)
60-70 ans : Acceptation courante avec légère surprime
70-75 ans : Acceptation difficile, surprimes importantes
> 75 ans : Refus quasi systématique
Exemple :
Un emprunteur de 68 ans souhaite un prêt sur 15 ans (fin à 83 ans). La plupart des assureurs refusent au-delà de 80 ans en fin de prêt. Solution : réduire la durée à 12 ans ou apporter un apport personnel plus important.
Motif n°3 : Profession à risque (8% des refus)
Professions systématiquement refusées ou surprimées :
Très haut risque :
Pilote d'essai
Démineur
Militaire en opération extérieure
Journaliste en zone de guerre
Convoyeur de fonds
Haut risque :
Pompier professionnel
Policier d'élite (RAID, GIGN)
Ouvrier BTP en hauteur
Plongeur professionnel
Cascadeur
Surprime moyenne : +50% à +200% selon la profession.
Astuce : Certains assureurs spécialisés (MACSF, MAAF Professions) proposent des contrats adaptés aux professions à risque.
Motif n°4 : Sport à risque (3% des refus)
Sports entraînant refus ou exclusion :
Parachutisme, parapente, deltaplane
Alpinisme (au-delà de 3 000 m)
Plongée sous-marine (au-delà de 40 m)
Sports mécaniques (moto, rallye)
Boxe, MMA, sports de combat extrêmes
Solution : Déclarer le sport ET demander un rachat d'exclusion moyennant surprime (généralement +30% à +80%).
Important : Ne JAMAIS dissimuler la pratique d'un sport à risque. En cas de sinistre lié au sport non déclaré, l'assurance peut refuser toute indemnisation.
Motif n°5 : Résidence à l'étranger (2% des refus)
Pays à risque :
Zones de conflit (Ukraine, Afghanistan, Irak, etc.)
Pays sous embargo
Zones à forte instabilité politique
Solution : S'adresser à des assureurs spécialisés dans l'expatriation (April International, Allianz Expat).
Pour comprendre comment les assureurs évaluent ces risques, consultez notre guide complet sur le fonctionnement de l'assurance emprunteur.
Solution 1 : La délégation d'assurance (taux de réussite : 85%)
Votre premier réflexe face à un refus doit être : changer d'assureur.
Pourquoi chaque assureur évalue différemment les risques
Fait méconnu : Les assureurs n'appliquent PAS tous les mêmes grilles de tarification.
Exemple concret :
Thomas, 42 ans, diabétique type 2 depuis 5 ans :
Assureur A (banque) : Refus total
Assureur B (délégation 1) : Acceptation avec surprime 180%
Assureur C (délégation 2) : Acceptation avec surprime 75%
Différence de coût annuel : 1 400 € entre assureur B et C sur le même profil !
Raison : Chaque assureur a ses propres statistiques actuarielles, ses réassureurs, ses politiques commerciales.
Les assureurs spécialisés en profils atypiques
Certains assureurs se sont positionnés sur les profils refusés par les assurances classiques :
Spécialistes santé :
April : Pathologies chroniques
Cardif : Diabète, hypertension
SwissLife : Antécédents cardiaques
Spécialistes professions à risque :
MACSF : Professions médicales et libérales
MAAF Professions : Artisans, BTP
GMF : Fonction publique
Spécialistes seniors :
Suravenir : Jusqu'à 80 ans
Générali : Jusqu'à 85 ans
Méthodologie de comparaison
Étape 1 : Rassemblez tous les refus écrits que vous avez reçus (obligatoire pour justifier auprès d'autres assureurs).
Étape 2 : Utilisez un comparateur spécialisé ou un courtier en assurance qui interrogera simultanément 10 à 15 assureurs.
Étape 3 : Analysez les propositions reçues :
Taux de couverture (100%, 80%, 70% ?)
Exclusions de garanties
Surprimes appliquées
Délais de franchise et de carence
Étape 4 : Négociez les surprimes (possible dans 40% des cas).
Astuce Kidonk : Notre simulateur interroge automatiquement les assureurs acceptant les profils à risque.
Solution 2 : La Convention AERAS (taux de réussite : 96%)
Si la délégation échoue, la Convention AERAS est votre recours principal.
Qu'est-ce que la Convention AERAS ?
AERAS = S'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé
C'est un accord signé en 2007 (révisé en 2024) entre :
Les pouvoirs publics
Les banques
Les assureurs
Les associations de malades et de consommateurs
Objectif : Faciliter l'accès à l'assurance et au crédit pour les personnes ayant ou ayant eu des problèmes de santé graves.
Important : AERAS ne garantit PAS l'obtention d'une assurance. Mais elle impose aux assureurs un processus d'examen en 3 niveaux.
Les 3 niveaux d'examen AERAS
Niveau 1 : Analyse standard
Votre dossier est examiné selon les critères habituels de l'assureur.
Si acceptation → Contrat aux conditions normales ou avec surprime modérée.
Si refus → Passage automatique au niveau 2 (sans intervention de votre part).
Niveau 2 : Service médical spécialisé
Un médecin-conseil expert en risques aggravés réétudie votre dossier de manière personnalisée.
Il examine :
L'évolution de votre pathologie
Les traitements suivis
Les examens médicaux récents
Le droit à l'oubli (voir ci-dessous)
La grille de référence AERAS
Si acceptation → Contrat avec éventuellement surprime ou exclusion.
Si refus → Passage automatique au niveau 3 (sans intervention de votre part).
Niveau 3 : Pool de risques très aggravés
Votre dossier est examiné par un pool d'assureurs et de réassureurs spécialisés dans les risques extrêmes.
Conditions d'éligibilité niveau 3 :
Âge < 71 ans à la fin du prêt
Montant du prêt ≤ 420 000 € (résidence principale, hors prêt relais)
Si acceptation → Contrat avec surprimes plafonnées (voir mécanisme ci-dessous).
Si refus → Fin du processus AERAS. Solutions alternatives nécessaires.
Statistique clé : 96% des dossiers reçoivent une proposition couvrant au moins le risque décès (Convention AERAS 2024).
Le droit à l'oubli (depuis loi Lemoine 2022)
Principe : Vous n'avez PAS à déclarer certaines pathologies guéries depuis un certain délai.
Pathologies concernées :
Cancer :
Délai : 5 ans après la fin du protocole thérapeutique, sans rechute
Âge maximum : Aucune limite (supprimée en 2022)
Montant maximum : 200 000 € par emprunteur
Fin du prêt : Avant 60 ans
Hépatite virale C :
Délai : 5 ans après la fin du traitement, sans rechute
Mêmes conditions que le cancer
Exemple :
Sophie a eu un cancer du sein à 35 ans. Traitement terminé en 2019, sans rechute. En 2024 (5 ans après), elle emprunte 180 000 € pour un prêt se terminant à 59 ans.
→ Elle ne déclare PAS son cancer. L'assureur ne peut pas lui poser de question sur cette pathologie.
Important : Si vous dépassez les seuils (> 200 000 € ou > 60 ans), vous devez déclarer mais bénéficiez de la grille de référence AERAS.
La grille de référence AERAS
C'est une liste de pathologies pour lesquelles les assureurs se sont engagés sur :
Des délais de droit à l'oubli spécifiques
Des surprimes plafonnées
Exemple de pathologies dans la grille :
Pathologie | Délai sans surprime | Surprime max après délai |
|---|---|---|
Cancer du sein (stade I) | 3 ans | 100% pendant 5 ans |
Leucémie aiguë guérie | 5 ans | 150% pendant 7 ans |
Maladie de Hodgkin | 4 ans | 100% pendant 6 ans |
Mélanome (stade I) | 3 ans | 50% pendant 5 ans |
Accès à la grille : Convention AERAS - Grille de référence
Le plafonnement des surprimes (mécanisme solidaire)
Si vous avez des revenus modestes, la Convention AERAS plafonne les surprimes.
Conditions :
Revenus annuels du foyer fiscal < 22 000 € (seuil 2025)
Plafonnement :
Si la surprime fait dépasser 1,4 point dans le TEG (Taux Effectif Global), la part excédant 1,4 point est prise en charge par un fonds de mutualisation.
Exemple :
Autre mécanisme : Pour les emprunteurs < 35 ans avec un PTZ (Prêt à Taux Zéro), la surprime sur le PTZ est intégralement prise en charge.
Comment activer la Convention AERAS ?
Bonne nouvelle : C'est automatique !
Vous n'avez RIEN à faire. Dès que vous déposez un dossier d'assurance emprunteur et que vous remplissez un questionnaire de santé, la Convention AERAS s'applique si vous présentez un risque aggravé.
Délai : 5 semaines maximum pour traiter votre dossier global (prêt + assurance) via AERAS.
Pour plus de détails sur AERAS, consultez notre article dédié dans les alternatives au prêt sans assurance.
Solution 3 : Les garanties alternatives (dernier recours)
Si même AERAS niveau 3 refuse, il reste des garanties alternatives à l'assurance.
Alternative 1 : L'hypothèque renforcée
Principe : Vous donnez en garantie un bien immobilier que vous possédez déjà.
Conditions :
Patrimoine immobilier libre de charges
Valeur ≥ 50-70% du montant emprunté
Coût : 1,5 à 2% du montant hypothéqué (frais notariaux)
Avantages :
Solution acceptée par 100% des banques
Pas de questionnaire médical
Inconvénients :
Nécessite un patrimoine existant
En cas de décès, les héritiers doivent rembourser ou vendre
Profils concernés : Seniors avec patrimoine, investisseurs aguerris.
Détails complets dans notre article sur les alternatives concrètes au prêt sans assurance.
Alternative 2 : Le nantissement d'actifs financiers
Principe : Vous bloquez une assurance-vie, un PEA ou un compte-titres en garantie.
Conditions :
Montant nanti ≥ capital emprunté
Actifs liquides et disponibles
Coût : 0,5% du montant nanti
Avantages :
Rapide à mettre en place
Pas de frais notariaux
Inconvénients :
Blocage total pendant 20-25 ans
Perte de liquidité
Impossibilité d'arbitrer
Profils concernés : Investisseurs avec épargne > 500 000 €.
Alternative 3 : Le cautionnement personnel
Principe : Un proche (parent, ami) se porte garant et s'engage à rembourser en cas de défaillance.
Conditions :
Revenus de la caution ≥ 2x les mensualités
Patrimoine de la caution ≥ capital emprunté
Coût : Frais d'acte notarié (800 à 1 500 €)
Avantages :
Solution humaine
Coût modéré
Inconvénients :
Risque relationnel majeur
Engagement total de la caution
Impact sur capacité d'emprunt de la caution
Profils concernés : Emprunteurs avec famille aisée et solidaire.
Taux d'acceptation des alternatives
Alternative | Acceptation banque | Profil requis |
|---|---|---|
Hypothèque renforcée | 95% | Patrimoine > 500k€ |
Nantissement actifs | 90% | Épargne > capital |
Cautionnement | 85% | Caution solvable |
Solution 4 : Les recours juridiques en cas de refus abusif
Dans certains cas, vous pouvez contester un refus devant les tribunaux ou les autorités de régulation.
Cas n°1 : Refus non motivé
Obligation légale : Tout refus d'assurance doit être motivé par écrit.
Si vous recevez un simple "non" sans explication détaillée, c'est illégal.
Recours :
Courrier recommandé exigeant les motifs précis
Signalement à l'ACPR si pas de réponse sous 15 jours
Saisine du médiateur de l'assurance
Cas n°2 : Discrimination
Interdictions légales :
L'assureur ne peut PAS refuser sur la base de :
Origine ethnique
Sexe
Orientation sexuelle
Handicap sans lien avec le risque
Religion
Exemple de discrimination illégale : Refuser une personne diabétique pour un crédit à la consommation de 5 000 € (risque disproportionné).
Recours :
Signalement au Défenseur des droits
Action en justice pour discrimination
Cas n°3 : Exclusion abusive de la Convention AERAS
Si vous remplissez les conditions AERAS mais que l'assureur refuse d'appliquer la convention :
Recours :
Saisine de la Commission de médiation AERAS
Signalement à l'ACPR
Contact : Commission médiation AERAS
Pour comprendre vos droits juridiques complets, consultez notre article Banque vs législation : le verdict juridique.
Méthodologie pratique : 6 étapes pour débloquer votre situation
Voici un plan d'action concret si vous venez de recevoir un refus.
Étape 1 : Exigez un refus écrit et motivé (J+0)
Action immédiate : Si le refus est oral ou par simple email, envoyez immédiatement un courrier recommandé :
"Madame, Monsieur,
Suite à votre refus oral concernant ma demande d'assurance emprunteur du [date], je vous demande de me transmettre par écrit les motifs précis de ce refus conformément à vos obligations légales.
Cordialement."
Délai : L'assureur doit répondre sous 10 jours ouvrés.
Étape 2 : Analysez les motifs du refus (J+2 à J+10)
Questions à vous poser :
Le refus porte-t-il sur une pathologie stabilisée ou évolutive ?
Suis-je éligible au droit à l'oubli ?
Ma pathologie figure-t-elle dans la grille AERAS ?
Puis-je fournir des examens médicaux plus récents ?
Conseil : Consultez votre médecin traitant pour obtenir un certificat médical actualisé si votre état s'est amélioré.
Étape 3 : Lancez 3 à 5 demandes parallèles (J+10 à J+15)
Stratégie multi-assureurs :
Ne restez PAS bloqué sur un seul refus. Interrogez simultanément :
2 assureurs spécialisés santé (April, Cardif)
2 assureurs généralistes (Générali, SwissLife)
1 courtier spécialisé profils atypiques
Outil : Utilisez notre simulateur Kidonk qui interroge automatiquement les assureurs acceptant les profils refusés.
Étape 4 : Activez la Convention AERAS si nécessaire (J+20)
Si tous les assureurs refusent ou appliquent des surprimes > 100%, demandez explicitement l'application de la Convention AERAS.
Courrier type :
"Je souhaite bénéficier des dispositions de la Convention AERAS. Mon dossier remplit les conditions (âge < 71 ans, montant < 420 000 €). Je vous prie de transmettre ma demande au niveau 2 d'examen."
Étape 5 : Explorez les garanties alternatives (J+30)
Si AERAS niveau 3 refuse, contactez votre banque pour proposer une garantie alternative :
Ordre de préférence :
Nantissement d'assurance-vie (si vous avez une épargne)
Hypothèque sur bien existant (si vous êtes déjà propriétaire)
Cautionnement familial (en dernier recours)
Étape 6 : Recours juridiques si échec total (J+45)
Actions possibles :
Saisine du médiateur de l'assurance (gratuit, délai 90 jours)
Signalement à l'ACPR (Autorité de Contrôle)
Défenseur des droits (si suspicion de discrimination)
Action en justice (dernier recours)
Saisine du Tribunal judiciaire
Assistance d'un avocat spécialisé
Cas pratiques résolus : 3 exemples concrets
Cas 1 : Diabète type 2 - Refus transformé en acceptation
Profil : Marc, 45 ans, diabétique type 2 depuis 8 ans, emprunte 220 000 €
Refus initial : Assurance groupe bancaire refuse totalement.
Solution appliquée :
Délégation vers April → Acceptation avec surprime 120%
Négociation de la surprime → Réduite à 80% en fournissant HbA1c < 7%
Coût final : 0,27% au lieu de 0,15% standard
Surcoût : 2 640 € sur 20 ans au lieu d'un refus total.
Leçon : Toujours fournir les examens médicaux les plus récents montrant une pathologie stabilisée.
Cas 2 : Cancer guéri - Droit à l'oubli appliqué
Profil : Aurélie, 38 ans, cancer du sein guéri depuis 6 ans, emprunte 195 000 €
Situation : Traitement terminé en 2018, sans rechute. Prêt se termine à 58 ans.
Solution appliquée :
Application du droit à l'oubli (délai 5 ans + montant < 200k€ + fin < 60 ans)
Aucune déclaration du cancer dans le questionnaire de santé
Assurance acceptée aux conditions standard (0,12%)
Économie : 0 € de surprime
Leçon : Vérifiez systématiquement les critères du droit à l'oubli avant de déclarer une pathologie guérie.
Cas 3 : Senior 72 ans - Hypothèque acceptée
Profil : Jean, 72 ans, retraité, souhaite emprunter 180 000 € pour un investissement locatif
Refus initial : Tous les assureurs refusent (âge > 70 ans).
Solution appliquée :
Proposition d'hypothèque renforcée sur résidence principale (valeur 350 000 €, libre de charges)
Acceptation bancaire
Coût : 3 600 € de frais d'hypothèque
Compromis : Pas de protection décès, mais prêt obtenu.
Leçon : Pour les seniors, le patrimoine existant peut remplacer l'assurance.
Conclusion : Un refus n'est jamais définitif
Les chiffres à retenir :
96% des dossiers AERAS reçoivent une proposition (au moins décès)
85% des refus sont contournés par délégation d'assurance
100% des solutions existent si vous avez un patrimoine ≥ capital emprunté
Les 4 solutions hiérarchisées :
Délégation d'assurance (taux de réussite 85%) → Essayez TOUJOURS en premier
Convention AERAS (taux de réussite 96%) → Automatique pour risques aggravés
Garanties alternatives (taux de réussite 100% avec patrimoine) → Dernier recours
Recours juridiques (taux de réussite 40%) → Si refus abusif
Le plan d'action résumé :
L'erreur à ne PAS commettre : Abandonner votre projet après un premier refus.
La bonne attitude : Considérer le refus comme un obstacle temporaire, pas une impasse.
Passez à l'action
Vous venez de recevoir un refus ?
Ne restez pas seul face à cette situation. Contactez nos experts Kidonk pour une analyse gratuite de votre refus et des solutions personnalisées.
Vous voulez comparer avant de recevoir un refus ?
Lancez une simulation qui interroge automatiquement les assureurs acceptant les profils à risque.
Vous avez des questions sur la Convention AERAS ?
Consultez notre FAQ complète avec 25 questions essentielles sur l'assurance emprunteur.


