Fondamentaux
Définition et rôle
77% des emprunteurs ne changent pas d'assurance : pourquoi ? (et comment surmonter vos freins)
5 janv. 2026
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Le paradoxe français de l'assurance emprunteur
Voici un paradoxe qui résume quinze ans d'évolution du marché de l'assurance emprunteur en France.
D'un côté : des droits révolutionnaires. Depuis la loi Lemoine de 2022, vous pouvez changer d'assurance emprunteur n'importe quand, sans frais, sans préavis. Les économies moyennes sont substantielles : 65€ par mois, soit 15 600€ sur 20 ans. 92% des personnes qui changent se déclarent satisfaites. Le cadre légal est clair, les démarches simplifiées, les économies prouvées.
De l'autre : une adoption anémique. En 2025, 77% des nouvelles souscriptions d'assurance emprunteur sont encore captées par les bancassureurs. Pour le stock historique (tous les contrats existants), ce chiffre grimpe à 84%. Seuls 16% des emprunteurs profitent réellement de leur liberté de choix, selon les dernières données du CCSF.
Comment expliquer ce décalage massif entre les droits acquis et leur utilisation effective ? Pourquoi les emprunteurs français, malgré des économies potentielles de plusieurs milliers d'euros, restent-ils majoritairement chez leur banque ?
La réponse n'est pas simple. Elle mêle obstacles réels (complexité administrative, asymétrie d'information) et obstacles perçus (peurs irrationnelles, méconnaissance). Cet article décortique les mécanismes de cette inertie collective, profil par profil, peur par peur. Pour comprendre comment, quinze ans après la libéralisation du marché en 2010, les banques conservent encore une position ultra-dominante.
Les obstacles réels : ce qui complique vraiment le changement
Barrière 1 : La complexité administrative résiduelle
Avant la loi Lemoine, changer d'assurance emprunteur relevait du parcours du combattant. Il fallait calculer la date anniversaire de son contrat, respecter un préavis de deux mois, constituer un dossier complet, et espérer que la banque ne trouve pas un prétexte pour refuser.
Depuis Lemoine, les choses se sont simplifiées. Plus de date anniversaire, plus de préavis. Sur le papier, la procédure est fluide : vous trouvez une meilleure offre, vous souscrivez, vous envoyez le nouveau contrat à votre banque, elle a 10 jours pour accepter.
Mais dans les faits, un effort reste nécessaire :
Comparer les offres du marché (assureurs multiples, garanties diverses)
Vérifier l'équivalence des garanties (critères techniques, lecture de contrats)
Souscrire la nouvelle assurance (formulaires, éventuellement questionnaire médical)
Envoyer la demande de substitution à la banque (courrier recommandé ou dépôt en agence)
Attendre la validation (10 jours légaux, souvent 2-3 semaines en pratique)
Ce n'est pas insurmontable. Mais pour un emprunteur lambda qui travaille, gère une famille, et a mille autres priorités, cela représente 1 à 2 heures de démarches concentrées. Face à cette friction, beaucoup reportent indéfiniment.
L'asymétrie de l'effort : L'assurance bancaire, elle, ne demande aucun effort. Elle est incluse dans l'offre de prêt. Vous signez, vous êtes assuré. C'est la voie de la résignation passive. Celle qui ne nécessite aucune action.
Barrière 2 : Les délais bancaires imprévisibles
La loi fixe un délai de 10 jours ouvrés pour que la banque réponde à une demande de substitution. Dans la réalité, ce délai est souvent dépassé.
Pourquoi ? Plusieurs raisons :
Les banques traitent ces demandes avec une priorité variable
Les services assurance et prêt ne sont pas toujours coordonnés
Certaines banques font trainer volontairement (stratégie d'usure)
Les périodes de vacances ou de forte activité rallongent les délais
Conséquence : Une période d'incertitude de 2 à 3 semaines où vous ne savez pas si votre demande sera acceptée. Pendant ce temps, vous payez encore l'ancienne assurance. La nouvelle est souscrite mais pas encore active.
Le risque : Si vous résiliez l'ancienne avant d'avoir l'acceptation formelle de la banque, vous vous retrouvez sans assurance. Or, un crédit immobilier sans assurance emprunteur peut entraîner la déchéance du terme (remboursement immédiat du capital restant dû). C'est un risque que peu d'emprunteurs sont prêts à prendre.
Cette incertitude décourage. Beaucoup préfèrent l'assurance chère mais stable à l'économie potentielle mais incertaine.
Barrière 3 : L'asymétrie d'information
Les banques ne font pas de publicité pour vos droits. Elles ne vous envoient pas de courrier annuel vous rappelant : "Saviez-vous que vous pouvez changer d'assurance et économiser 1 200€ par an ?" Bien au contraire.
Certes, depuis la loi Lemoine, les banques ont l'obligation d'informer les emprunteurs de leur droit de résiliation. Mais dans la pratique, cette information est noyée dans des documents de 50 pages que personne ne lit intégralement. Un paragraphe en page 37 ne produit pas le même effet qu'une campagne d'information active.
Résultat : De nombreux emprunteurs, surtout parmi les 50-65 ans qui ont souscrit leur prêt avant 2015, ignorent tout simplement qu'ils peuvent changer. Ils pensent encore que leur assurance est liée indissociablement à leur prêt pour toute sa durée.
Les courtiers indépendants existent, mais ils ne sont pas accessibles à tous. Certains emprunteurs ne savent pas qu'ils existent. D'autres pensent qu'ils facturent des commissions élevées (alors que beaucoup sont rémunérés par les assureurs et ne coûtent rien au client). L'information circule mal.
Les obstacles perçus : les peurs irrationnelles mais réelles
Au-delà des obstacles techniques, il existe des freins psychologiques puissants qui empêchent le passage à l'acte.
Peur 1 : "La nouvelle assurance sera moins bonne"
C'est irrationnel, mais c'est ressenti. Beaucoup d'emprunteurs se disent : "L'assurance de ma banque est chère, mais au moins je sais qu'elle est solide. Si je prends une assurance alternative moins chère, c'est qu'elle couvre moins bien, non ?"
La réalité : La loi impose une équivalence des garanties. Votre banque ne peut accepter une nouvelle assurance que si elle couvre au minimum les mêmes risques. Décès, PTIA, IPT, ITT : toutes ces garanties doivent être au moins équivalentes. Une assurance alternative à 0,10% vous couvre aussi bien (souvent mieux) qu'une bancassurance à 0,35%.
Mais cette garantie légale est méconnue. L'emprunteur lambda ne sait pas qu'il existe une fiche standardisée d'information (FSI) avec 18 critères d'équivalence. Il pense que "moins cher = moins bon", par réflexe consumériste classique.
Les assureurs alternatifs comme APRIL, Allianz ou Generali proposent des garanties identiques voire supérieures. Ils sont simplement plus compétitifs parce qu'ils sont spécialisés, qu'ils mutualisent mieux les risques, et qu'ils n'ont pas les coûts de structure des bancassureurs.
Peur 2 : "Ma banque va se venger en augmentant mon taux"
Cette peur est très répandue, surtout chez les emprunteurs de 50-65 ans. L'idée est la suivante : "Si je refuse l'assurance de ma banque, elle va se rattraper en augmentant le taux d'intérêt de mon prêt."
C'est absolument interdit. La loi Lagarde de 2010 interdit formellement aux banques de modifier les conditions du prêt (taux, durée, mensualités) en raison d'un changement d'assurance. Si votre banque menace de le faire ou le fait, c'est illégal. Vous pouvez saisir le médiateur de l'ACPR.
Mais la perception existe. Certaines banques jouent sur cette ambiguïté lors de la souscription initiale : "Si vous prenez notre assurance, on vous fait un taux à 2,8%. Si vous allez ailleurs, ce sera 3,1%." Cette pratique, bien que légale à la souscription (liberté tarifaire), entretient la confusion dans l'esprit des emprunteurs.
Une fois le prêt signé, le taux est fixe. Il ne bouge plus, quoi que vous fassiez. Mais expliquer cela à un emprunteur anxieux qui craint de perdre sa relation bancaire est difficile.
Peur 3 : "Si quelque chose tourne mal pendant le changement..."
Le scénario catastrophe : "Je résilie mon ancienne assurance. Ma nouvelle assurance est refusée par la banque pour une raison obscure. Je me retrouve sans assurance. La banque exige le remboursement immédiat de mon prêt. Je perds ma maison."
Ce scénario est théoriquement impossible si on respecte la procédure : on ne résilie jamais avant d'avoir souscrit la nouvelle et obtenu l'acceptation de la banque. Mais l'anxiété existe.
Cette peur est particulièrement forte chez les seniors et chez les personnes peu à l'aise avec les démarches administratives. Le statu quo leur paraît moins risqué que le changement, même si le statu quo coûte 1 500€ par an de trop.
L'inertie institutionnelle : le rôle actif des banques
Les banques ne sont pas des observatrices passives de ce marché. Elles jouent un rôle actif dans le maintien de leur position dominante.
La captivité initiale
77% des nouvelles souscriptions d'assurance emprunteur se font encore chez le bancassureur en 2025. Pourquoi ?
À la souscription du prêt, l'emprunteur est en position de faiblesse. Il vient de trouver le bien de ses rêves, son offre d'achat a été acceptée, le notaire attend la confirmation du financement. Le temps presse. Le conseiller bancaire présente l'assurance groupe comme une formalité, une case à cocher pour débloquer les fonds.
L'emprunteur signe, soulagé d'avoir obtenu son prêt. Il se dit qu'il changera d'assurance plus tard, quand il aura le temps. Mais "plus tard" devient "jamais".
Cette captivité initiale est le talon d'Achille du marché. Si 77% des emprunteurs choisissent (ou acceptent par défaut) l'assurance bancaire dès le départ, le marché alternatif ne peut se développer que sur les 23% restants + les changements a posteriori (qui sont rares).
Les stratégies bancaires discrètes
Les banques ont développé des stratégies pour compliquer le changement sans le rendre impossible (ce qui serait illégal) :
Délais de traitement allongés : Répondre en 15 jours au lieu de 10, systématiquement.
Exigences abusives : Demander des documents non prévus par la loi ("attestation notariée", "garantie supplémentaire Z").
Refus abusifs : Refuser une substitution en invoquant une prétendue non-équivalence, forçant l'emprunteur à faire des recours.
Silence radio : Ne pas répondre du tout, obligeant l'emprunteur à relancer plusieurs fois.
Ces pratiques sont illégales, mais difficiles à prouver. L'emprunteur lambda ne va pas saisir le médiateur de l'ACPR pour 1 000€ d'économies. Il abandonne.
Marge confortable : L'assurance emprunteur représente une source de revenus majeure pour les banques. Sur un prêt de 300 000€ à 0,35% sur 20 ans, la banque encaisse 21 000€ de primes. Avec une sinistralité réelle de 30-40%, la marge nette est de 12 000-14 000€. C'est presque autant que les intérêts du crédit lui-même sur un prêt à taux bas.
Perdre cette marge fait mal. Les banques se battent pour la conserver.
Profils types et leurs blocages spécifiques
Les obstacles au changement varient selon les profils d'emprunteurs.
Le jeune emprunteur (30-40 ans, prêt récent)
Situation : Julie, 33 ans, a acheté son appartement en 2023. Assurance bancaire : 0,34% (85€/mois sur 300 000€). Une assurance alternative coûterait 0,08% (20€/mois).
Économie potentielle : 65€/mois × 12 = 780€ par an. Sur 25 ans : 19 500€.
Obstacle : "C'est compliqué pour un gain modéré." Julie travaille à plein temps, a un enfant en bas âge, gère sa carrière. 1 heure de démarches pour économiser 780€ par an ? Elle le fera... plus tard. Quand elle aura le temps. Mais "plus tard" ne vient jamais.
Perception erronée : Julie sous-estime l'économie cumulée (19 500€ sur 25 ans, c'est énorme) et surestime la complexité (avec un courtier, elle pourrait déléguer en 15 minutes).
L'emprunteur mature (45-60 ans, prêt ancien)
Situation : Bernard, 55 ans, a emprunté en 2007. Assurance bancaire : 0,55% (137,50€/mois sur 300 000€ de capital initial, aujourd'hui 180 000€ restant). Une assurance alternative calculerait sur le capital restant : 0,18% sur 180 000€ = 27€/mois.
Économie potentielle : 110,50€/mois × 12 = 1 326€ par an. Sur les 12 ans restants : 15 912€.
Obstacle : "C'est trop tard pour changer, mon contrat est scellé." Bernard pense qu'après 18 ans de prêt, il ne peut plus rien modifier. Il ignore totalement ses droits. Personne ne l'a informé de la loi Lemoine.
Réalité : Bernard a le droit de changer aujourd'hui, demain, jusqu'au dernier jour de son prêt. Les économies sont massives. Mais il ne le sait pas. Découvrez le cas spécifique des emprunteurs ayant souscrit avant 2010.
L'emprunteur avec antécédents médicaux
Situation : Claire, 42 ans, a eu un cancer en 2018, guérie depuis 2019. Elle emprunte 280 000€ en 2025. Elle pense qu'elle doit obligatoirement déclarer son cancer et accepter une surprime de 150%.
Obstacle : Peur des formalités médicales, peur du refus, résignation face à la surprime bancaire.
Réalité post-Lemoine : Claire remplit les conditions (< 200 000€ par personne, fin avant 60 ans, 5 ans après fin traitement). Elle peut souscrire une assurance sans questionnaire médical. Pas de déclaration de cancer, pas de surprime, pas de stress.
Mais elle ne le sait pas. Elle accepte la surprime bancaire par méconnaissance de la loi.
Comparaison internationale : la France, exception européenne ?
La France n'est pas seule en Europe à avoir libéralisé son marché de l'assurance emprunteur. Mais l'adoption y est particulièrement faible.
En Allemagne et aux Pays-Bas, les taux de délégation d'assurance atteignent 40-50%. Pourquoi ? Parce que les courtiers y sont plus structurés, la culture de comparaison plus ancrée, et les banques moins intégrées verticalement.
En France, plusieurs facteurs spécifiques expliquent la faible adoption :
Marché fragmenté : Plusieurs lois successives (Lagarde, Hamon, Bourquin, Lemoine) ont créé de la confusion. Les emprunteurs ne savent plus où ils en sont de leurs droits.
Prêts longs : La durée moyenne des prêts immobiliers en France est de 22 ans (contre 15-18 ans ailleurs). Plus le prêt est long, plus l'inertie est forte (il reste toujours "du temps pour changer plus tard").
Concentration bancaire : 5 grands groupes bancaires dominent 80% du marché du crédit. Cette oligopole facilite les comportements coordonnés de rétention.
Le modèle français de bancassurance est historiquement très intégré. Rompre avec cette tradition prend du temps.
Les chiffres de la satisfaction : un signal fort mais ignoré
Voici le paradoxe dans le paradoxe : 92% des personnes qui changent d'assurance se déclarent satisfaites de leur démarche. Ce taux de satisfaction est exceptionnel. Il signifie que presque personne ne regrette d'avoir changé.
Mais seulement 83% "pensent à le faire" (données 2024). Et parmi ceux qui y pensent, beaucoup ne passent jamais à l'acte.
L'accélération récente : En 2023, 65% des personnes interrogées déclaraient "souhaiter économiser" sur leur assurance. En 2024, ce chiffre passe à 83%. La loi Lemoine commence à marquer les esprits, mais lentement.
Interprétation : Il existe un décalage entre intention et action. Les gens savent qu'ils devraient changer, ils savent qu'ils économiseraient, mais ils ne le font pas. C'est le biais classique du statu quo : l'option par défaut (ne rien faire) l'emporte sur l'option rationnelle (agir).
Solutions pour débloquer l'adoption
Comment dépasser ces blocages et permettre à plus d'emprunteurs de profiter de leurs droits ?
Pour les courtiers : l'accompagnement total
Le rôle des courtiers spécialisés comme Kidonk est crucial. En prenant en charge 100% des démarches, ils suppriment la barrière de l'effort.
Le service complet :
Analyse du contrat actuel
Comparaison de 10-15 assureurs
Vérification de l'équivalence des garanties
Souscription de la nouvelle assurance
Envoi de la demande de substitution à la banque
Suivi jusqu'à l'acceptation finale
Temps investi par l'emprunteur : 15 minutes (signature du mandat + signature du nouveau contrat).
Coût : Gratuit pour l'emprunteur (rémunération par les assureurs).
Résultat : L'obstacle "c'est compliqué" disparaît totalement. Reste à faire connaître ce service.
Pour les emprunteurs : des outils en ligne
Les simulateurs en ligne permettent d'avoir une estimation en 2 minutes. Voir un chiffre concret ("vous pouvez économiser 8 400€") est souvent le déclencheur psychologique nécessaire.
L'effet de la personnalisation : Dire "en moyenne, on économise 65€/mois" a moins d'impact que "VOUS, Pierre Martin, pourriez économiser 94€/mois, soit 11 280€ sur 10 ans."
Pour les institutions : l'information proactive
La loi pourrait aller plus loin en obligeant les banques à informer chaque année leurs clients du montant qu'ils pourraient économiser en changeant d'assurance. Un courrier annuel du type :
"Vous payez actuellement 120€/mois d'assurance emprunteur. D'après notre analyse comparative, vous pourriez payer 35€/mois chez un assureur alternatif tout en conservant les mêmes garanties. Économie potentielle : 1 020€ par an."
Utopique ? Pas tant que ça. C'est exactement ce qui se fait au Royaume-Uni pour l'électricité et le gaz. Résultat : taux de changement de fournisseur de 20-25% par an.
Les réactions bancaires : résistance ou adaptation ?
Face à la libéralisation, les banques réagissent différemment.
Les banques résistantes
Certains établissements compliquent systématiquement les démarches : délais longs, exigences abusives, refus injustifiés. Leur stratégie est l'usure. Décourager par la friction.
Résultat : Ces banques conservent 90-95% de leurs clients en assurance. Mais au prix d'une dégradation de leur réputation et d'une exposition aux sanctions de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes).
En 2024-2025, la DGCCRF a lancé une enquête sur les pratiques de certains établissements. Plusieurs amendes sont attendues.
Les banques adaptées
D'autres banques, plus stratégiques, ont baissé leurs tarifs d'assurance pour rester compétitives. Certaines proposent même des assurances alternatives dans leur catalogue (partenariats avec des assureurs spécialisés).
Exemple : Certaines banques en ligne proposent dès la souscription un choix entre leur assurance groupe et 2-3 assurances alternatives. Transparence totale. Résultat : même si le client choisit l'alternatif, la banque encaisse une commission de distribution.
Ces banques comprennent que le marché a changé. Elles s'adaptent plutôt que résister.
Conclusion : des droits ne suffisent pas, il faut lever les freins
La loi Lemoine est une révolution législative. Elle vous donne une liberté totale de changer d'assurance emprunteur, n'importe quand, sans frais. Les économies sont réelles et substantielles : 10 000€, 15 000€, parfois 20 000€ sur la durée du prêt.
Mais elle n'est pas encore une révolution comportementale. 77% des emprunteurs restent chez leur bancassureur. Pourquoi ?
Parce que les blocages réels (complexité administrative, délais bancaires, asymétrie d'information) et les blocages perçus (peurs irrationnelles, méconnaissance des garanties) créent une inertie massive. Parce que les banques défendent activement leur position. Parce que l'effort nécessaire, même réduit, reste un obstacle pour beaucoup.
La bonne nouvelle : Ces blocages sont surmontables. Avec un courtier spécialisé, le changement prend 15 minutes. Avec un simulateur en ligne, vous savez en 2 minutes si ça vaut le coup. Les 92% de satisfaction de ceux qui ont franchi le pas prouvent que le jeu en vaut largement la chandelle.
Vous faites partie des 77% qui n'ont pas encore changé ? Vous n'êtes pas seul. Mais vous avez maintenant toutes les clés pour comprendre pourquoi vous hésitez, et surtout, comment dépasser ces hésitations.
🎯 Dépassez l'inertie : passez à l'action
Vous hésitez encore ? C'est normal. 77% des emprunteurs hésitent aussi. Mais les 23% qui ont agi économisent en moyenne 15 600€ sur 20 ans.
Première étape : Calculez vos économies potentielles personnelles – 2 minutes, gratuit, aucune inscription.
Deuxième étape : Contactez nos conseillers pour un accompagnement total. Nous gérons 100% des démarches à votre place. Vous signez, on s'occupe du reste.
Vous êtes courtier ? Découvrez comment rejoindre le réseau Kidonk et aider vos clients à dépasser ces freins.
Pour comprendre l'historique complet de vos droits, consultez notre article sur l'évolution législative de 2010 à 2025.
À retenir :
77% des emprunteurs restent en bancassurance malgré économies de 15 600€ en moyenne
Obstacles réels : complexité administrative résiduelle, délais bancaires, asymétrie d'information
Obstacles perçus : peurs irrationnelles (assurance moins bonne, représailles bancaires)
92% de satisfaction parmi ceux qui changent : le passage à l'acte vaut le coup
Solutions : courtiers (accompagnement total), simulateurs (motivation par le chiffrage), information proactive
Avec un courtier, le changement prend 15 minutes et coûte 0€


