Fondamentaux

Garanties fondamentales

Assurance emprunteur et dépendance : êtes-vous vraiment bien couvert ?

13 févr. 2026

Il y a une question que presque personne ne pose au moment de signer son crédit immobilier. Pas parce qu'elle est difficile. Parce qu'elle est inconfortable.

Et si, dans dix ans, je ne pouvais plus vivre seul ?

L'assurance emprunteur donne l'illusion d'une réponse. Elle est là, on paye les primes, on coche la case "couvert". Mais couvert contre quoi, exactement ? Et jusqu'à quel âge ? Et pour quels risques réels ?

La réalité est plus nuancée qu'on ne l'imagine. Votre assurance de prêt protège votre banque en cas de coup dur. Elle ne protège pas nécessairement votre qualité de vie. Ni votre conjoint. Ni votre famille. Comprendre cette frontière, c'est la première étape pour combler les vrais angles morts.

Ce que couvre réellement votre assurance emprunteur

L'assurance emprunteur n'est pas une protection globale contre les accidents de la vie. C'est un contrat conçu avec un objectif précis et unique : garantir le remboursement de votre prêt immobilier si vous ne pouvez plus le faire vous-même.

Tout part de là. Et tout s'y ramène.

Les garanties exigées par les banques s'organisent en deux niveaux. Le socle obligatoire, d'abord : la garantie décès et la PTIA (Perte Totale et Irréversible d'Autonomie). Ces deux garanties sont systématiquement requises pour tout crédit immobilier. Elles couvrent les situations les plus graves : votre décès, ou une invalidité totale avec perte complète d'autonomie. Dans les deux cas, l'assureur rembourse le capital restant dû selon votre quotité assurée.

Les garanties optionnelles, ensuite : l'invalidité permanente totale (IPT), l'invalidité permanente partielle (IPP), et l'incapacité temporaire de travail (ITT). Ces garanties prennent en charge vos mensualités pendant les périodes où vous ne pouvez plus travailler, selon des seuils et des modalités définis dans votre contrat. Elles ne sont pas toutes exigées par toutes les banques, et leur couverture varie significativement d'un contrat à l'autre.

Ce que ce dispositif ne couvre pas mérite d'être dit clairement : il ne finance pas votre aide à domicile, votre adaptation de logement, votre hébergement en EHPAD, ni la perte de revenus liée à une dépendance partielle qui ne remplit pas les critères PTIA. Il rembourse une dette bancaire. Rien de plus, rien de moins.

Pour bien comprendre comment fonctionne la PTIA dans ce cadre, notre article PTIA : comprendre la couverture "perte d'autonomie" de votre crédit immobilier pose toutes les bases.

PTIA, invalidité, incapacité : ce qui est pris en charge et ce qui ne l'est pas

La confusion entre ces termes coûte cher. Voici, sans ambiguïté, ce que chaque garantie couvre et ce qu'elle ne couvre pas.

La PTIA intervient quand vous êtes dans l'impossibilité totale et définitive de travailler, et que vous avez besoin d'une tierce personne pour les actes essentiels du quotidien. L'assureur rembourse alors le capital restant dû de votre prêt, selon votre quotité. Ce remboursement solde votre dette bancaire. Il ne finance pas votre prise en charge médicale ou humaine au quotidien.

Concrètement : si vous êtes reconnu en PTIA, votre prêt est remboursé. Vous ne serez plus expulsé de votre logement pour défaut de paiement. Mais le coût de votre aide à domicile, de votre fauteuil roulant électrique, de l'aménagement de votre salle de bain, de votre place en EHPAD dans dix ans : tout cela reste à votre charge ou à celle de votre famille.

L'IPT et l'IPP couvrent vos mensualités pendant la période d'invalidité, selon les termes du contrat. Ce sont des garanties de flux, pas de capital. Elles maintiennent le remboursement de votre prêt en cours, mais ne dédommagent pas votre perte de revenus globale ni votre besoin d'assistance au quotidien.

L'ITT prend en charge vos mensualités pendant votre arrêt de travail, temporairement. Quand vous reprenez le travail, la garantie cesse. Elle ne couvre ni la dépendance partielle, ni les situations où vous pouvez travailler à temps réduit mais pas à plein temps.

Ce que ces trois garanties ont en commun : elles sont toutes liées à votre capacité de travail et au remboursement de votre prêt. Aucune d'elles n'est conçue pour financer votre dépendance au sens large.

Pour aller plus loin sur les distinctions entre ces garanties et les situations concrètes qu'elles couvrent, notre article PTIA, invalidité, incapacité, dépendance : les vraies différences détaille chaque cas avec des exemples précis.

Que se passe-t-il si vous devenez dépendant après la fin des garanties ?

C'est la question que tout emprunteur de plus de 55 ans devrait se poser. Et que presque aucun ne pose.

Les garanties d'assurance emprunteur ne sont pas éternelles. Elles ont toutes une limite d'âge, fixée contractuellement. Pour la PTIA, cette limite se situe généralement entre 65 et 70 ans selon les contrats. Pour l'ITT, elle est souvent plus basse encore, parfois à 60 ou 65 ans. Au-delà de ces limites, les garanties cessent, quoi qu'il arrive.

Ce mécanisme crée un paradoxe apparent. Vous continuez à payer vos primes d'assurance jusqu'au remboursement complet de votre prêt. Mais à partir d'un certain âge, vous ne bénéficiez plus de certaines garanties pour lesquelles vous payez en partie. La structure tarifaire de l'assurance emprunteur ne fonctionne pas comme une assurance classique : les primes sont mutualisées, et les garanties s'éteignent selon un calendrier fixé à la souscription.

Mais le problème va plus loin. Imaginez ce scénario, fréquent pour un emprunteur de 58 ans : vous souscrivez un prêt sur 20 ans. Votre garantie PTIA s'arrête à 65 ans. À 72 ans, après avoir remboursé votre prêt depuis deux ans, vous développez une maladie dégénérative. Votre prêt est soldé, c'est une bonne nouvelle. Mais vous n'avez aucune couverture spécifique pour financer votre perte d'autonomie. Ni la PTIA, qui a expiré. Ni l'assurance emprunteur, qui a pris fin avec le prêt.

La DREES documente cet enjeu avec des chiffres précis dans son panorama 2024 : en France, les dépenses liées à l'aide sociale aux personnes âgées et handicapées ont atteint 18,1 milliards d'euros en 2022, en hausse de 5,8 % en un an. La prise en charge de la dépendance représente un coût réel, croissant, et largement mal anticipé par les particuliers.

Les emprunteurs qui ont souscrit un prêt après 60 ans sont particulièrement exposés, pour les raisons développées dans notre article PTIA après 60 ans : limites, refus et solutions.

Faut-il compléter avec une assurance dépendance ou une prévoyance ?

La réponse courte : oui, dans la grande majorité des cas après 55 ans. La réponse longue mérite un peu plus de nuance.

L'assurance dépendance est un contrat distinct de l'assurance emprunteur. Son fonctionnement est fondamentalement différent : en cas de perte d'autonomie reconnue (partielle ou totale, selon les contrats), elle verse une rente mensuelle ou un capital. Cette somme peut financer une aide à domicile, des travaux d'adaptation du logement, une place en établissement spécialisé, ou simplement compenser la perte de revenus liée à la situation.

C'est une protection pour votre vie quotidienne. Pas pour votre banque.

Les contrats dépendance se distinguent principalement sur deux points : la définition de la dépendance retenue (certains couvrent la dépendance partielle dès un niveau GIR 3 ou 4, d'autres se limitent à la dépendance lourde GIR 1 ou 2) et le montant de la rente versée. Plus la couverture est large, plus la prime est élevée.

La prévoyance individuelle est une alternative ou un complément. Elle prend généralement en charge l'incapacité de travail et l'invalidité, avec un versement de revenus de substitution en cas d'arrêt prolongé. Elle est particulièrement utile pour les travailleurs non-salariés (indépendants, professions libérales) dont la couverture sociale en cas d'invalidité est moins protectrice que celle des salariés.

L'épargne de précaution dédiée ne doit pas être sous-estimée. Une épargne liquide constituée spécifiquement pour faire face à une dépendance future offre une flexibilité qu'aucun contrat d'assurance ne peut égaler. Elle n'est pas soumise à des critères de reconnaissance, à des délais de carence, ni à des exclusions. Elle est immédiatement disponible quand le besoin se présente.

Comment articuler ces trois niveaux ? Une logique en trois couches fonctionne bien pour la plupart des profils entre 45 et 70 ans.

La première couche est l'assurance emprunteur, socle obligatoire qui protège le remboursement du prêt. La deuxième est la prévoyance, qui complète les revenus en cas d'incapacité ou d'invalidité pendant la vie active. La troisième est l'assurance dépendance ou l'épargne dédiée, qui prend le relais après la vie active et après la fin des garanties de prêt.

Ces trois couches ne se substituent pas l'une à l'autre. Elles couvrent des risques différents, à des moments différents de la vie. La plupart des familles n'activent que la première. Très peu activent les trois.

L'articulation avec les aides publiques : ce que l'État prend en charge

L'anticipation privée est d'autant plus importante que les aides publiques, bien qu'existantes, ne couvrent pas l'intégralité des besoins.

L'Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) est la principale aide de l'État pour les personnes âgées dépendantes. Elle finance une partie des frais d'aide à domicile ou d'hébergement en établissement, selon le degré de dépendance et les ressources du bénéficiaire. Mais elle est soumise à conditions de ressources, plafonnée, et couvre rarement l'intégralité des besoins réels.

La Prestation de Compensation du Handicap (PCH), elle, s'adresse aux personnes handicapées de moins de 60 ans. Elle peut financer des aides humaines, techniques, ou des aménagements du logement. Mais elle ne se cumule pas facilement avec l'APA, et ses critères d'attribution sont stricts.

Service-Public.fr et l'Assurance Maladie détaillent les conditions d'accès à ces dispositifs. Ils constituent un filet de sécurité réel, mais insuffisant pour couvrir seuls le coût d'une dépendance lourde, surtout en EHPAD où le reste à charge mensuel dépasse régulièrement 2 000 à 3 000 euros.

Checklist : 7 questions à poser sur votre couverture actuelle

Avant de passer à l'action, un audit rapide de votre situation s'impose. Ces sept questions permettent d'identifier les angles morts de votre couverture.

1. Quelle est la limite d'âge de ma garantie PTIA ? Si votre prêt dépasse cet âge, vous n'avez plus de couverture PTIA sur cette période. C'est potentiellement une brèche significative.

2. Ma garantie ITT s'arrête-t-elle avant la fin de mon prêt ? Certains contrats limitent l'ITT à 60 ou 65 ans. Si votre prêt court au-delà, vous n'êtes plus couvert pour les arrêts de travail.

3. Quelle est ma quotité assurée, et est-elle cohérente avec ma situation familiale ? Une quotité à 50 % sur un co-emprunteur qui est le revenu principal du foyer est un risque majeur. Notre article PTIA et co-emprunteurs : comment choisir vos quotités détaille les stratégies adaptées à chaque configuration.

4. Mon contrat couvre-t-il les pathologies dont je pourrais être affecté ? Relisez les exclusions. Les maladies dorso-vertébrales, les affections psychiatriques, certaines pathologies chroniques sont parfois exclues dans les contrats groupe des banques.

5. Ai-je une prévoyance individuelle en complément ? Si vous êtes indépendant, la question est cruciale. Si vous êtes salarié, votre convention collective prévoit peut-être une prévoyance collective, mais son niveau de couverture mérite d'être vérifié.

6. Ai-je anticipé le financement d'une éventuelle dépendance après 70 ans ? C'est la question la plus souvent éludée. Et la plus coûteuse à ignorer.

7. Mon contrat est-il encore compétitif ? Depuis la loi Lemoine, vous pouvez changer à tout moment. Si votre contrat date de plus de 5 ans, une comparaison peut révéler des économies significatives et une meilleure couverture sur les garanties clés.

Jusqu'à 50% d'économie en changeant d'assurance emprunteur

Avec Kidonk, changer d'assurance de prêt n'a jamais été aussi simple.

Jusqu'à 50% d'économie en changeant d'assurance emprunteur

Avec Kidonk, changer d'assurance de prêt n'a jamais été aussi simple.

Jusqu'à 50% d'économie en changeant d'assurance emprunteur

Avec Kidonk, changer d'assurance de prêt n'a jamais été aussi simple.

Feedback

“Merci à l’équipe Kidonk qui m’a aidé à renégocier les contrats assurance emprunteur de mes biens. Plus de 9000€ économisés grâce à eux. Je recommande !”

Patrick

"Renégociation rapide et efficace, service au top ! Excellent accompagnement, j’ai économisé 3 650 € sur mon assurance emprunteur
Merci"

Chloé

"Grâce à Kidonk, nous avons économisé 150€/mois sur notre assurance de prêt ! rien que ça !
Merci "

Vireak

Feedback

“Merci à l’équipe Kidonk qui m’a aidé à renégocier les contrats assurance emprunteur de mes biens. Plus de 9000€ économisés grâce à eux. Je recommande !”

Patrick

"Renégociation rapide et efficace, service au top ! Excellent accompagnement, j’ai économisé 3 650 € sur mon assurance emprunteur
Merci"

Chloé

"Grâce à Kidonk, nous avons économisé 150€/mois sur notre assurance de prêt ! rien que ça !
Merci "

Vireak

Feedback

“Merci à l’équipe Kidonk qui m’a aidé à renégocier les contrats assurance emprunteur de mes biens. Plus de 9000€ économisés grâce à eux. Je recommande !”

Patrick

"Renégociation rapide et efficace, service au top ! Excellent accompagnement, j’ai économisé 3 650 € sur mon assurance emprunteur
Merci"

Chloé

"Grâce à Kidonk, nous avons économisé 150€/mois sur notre assurance de prêt ! rien que ça !
Merci "

Vireak