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Garanties fondamentales
IPT ou PTIA : quelle garantie choisir pour sécuriser votre prêt immobilier ?
19 févr. 2026
Vous êtes chez le courtier. Il vous tend le formulaire d'assurance emprunteur. Case à cocher : Décès. Case à cocher : PTIA. Case à cocher : IPT. Case à cocher : IPP. Case à cocher : ITT. Vous regardez les prix. Décès + PTIA : 42 euros par mois. Ajouter IPT : +28 euros. Ajouter IPP : +15 euros. Ajouter ITT : +12 euros.
Total avec tout : 97 euros par mois. Sur 20 ans, ça fait 23 280 euros. Vous hésitez. Est-ce que vous avez vraiment besoin de toutes ces garanties ? Le courtier vous dit que la banque exige au minimum décès et PTIA. Pour le reste, c'est vous qui voyez.
Vous signez Décès + PTIA. Vous économisez 55 euros par mois. Trois ans plus tard, accident de la route. Invalidité permanente à 68%. Vous ne pouvez plus travailler. Mais vous êtes autonome au quotidien. Pas de PTIA donc (il faut perdre toute autonomie). Pas d'IPT non plus (vous n'avez pas souscrit). Votre crédit ? À votre charge. Avec votre pension d'invalidité de 1 200 euros. Pour une mensualité de 1 400 euros.
Les 55 euros économisés pendant trois ans (1 980 euros) ne pèsent pas lourd face aux 17 ans de mensualités que vous devrez assumer seul. Bienvenue dans le choix des garanties. Un choix qui peut changer votre vie.
PTIA : la base souvent exigée, surtout avec la garantie décès
Fonctionnement : remboursement du capital restant dû en cas de perte totale et irréversible d'autonomie
La PTIA, c'est la garantie de dernier recours. Elle ne joue que dans les situations les plus graves. Quand vous ne pouvez plus accomplir seul au moins trois des quatre actes élémentaires de la vie quotidienne : vous habiller, vous nourrir, vous laver, vous déplacer.
Concrètement, c'est un AVC massif qui vous laisse tétraplégique. Un traumatisme crânien sévère. Une maladie dégénérative avancée. Des situations où vous avez besoin d'une aide permanente, 24 heures sur 24.
Selon Service-Public.fr, la PTIA correspond à peu près à la catégorie 3 d'invalidité de la Sécurité sociale : impossibilité de travailler + besoin d'assistance pour les actes courants.
Quand la PTIA est reconnue, l'assurance rembourse généralement le capital restant dû en une seule fois. Votre crédit est soldé. Vos proches n'ont plus aucune mensualité à payer. C'est pour cela que la PTIA est presque toujours exigée par les banques. Elle protège à la fois l'emprunteur (ou ses héritiers) et la banque dans les pires scénarios.
La PTIA coûte relativement peu cher. Pourquoi ? Parce que statistiquement, elle est rarement déclenchée. Entre 40 et 65 ans, la probabilité de tomber en PTIA est faible. Beaucoup plus faible que de tomber en IPT (invalidité totale mais avec autonomie conservée) ou de décéder.
Sur un prêt de 250 000 euros, la prime PTIA représente environ 5 à 8 euros par mois. Couplée avec la garantie décès (généralement vendue en pack), vous êtes entre 35 et 50 euros mensuels selon votre âge et votre profil.
Mais attention. La PTIA seule ne suffit pas. Si vous tombez gravement malade ou accidenté mais que vous conservez une certaine autonomie, la PTIA ne sera pas déclenchée. Vous devrez continuer à payer vos mensualités. Même si vous ne pouvez plus travailler. C'est là que l'IPT entre en jeu.
Rôle de la quotité et impact pour le conjoint en cas de co-emprunt
Si vous empruntez seul, vous êtes obligatoirement assuré à 100% en PTIA. Mais si vous êtes deux co-emprunteurs, la répartition change tout.
Quotité 50/50 en PTIA. Chacun assure 50% du prêt. Si l'un tombe en PTIA, l'assurance rembourse 50% du capital restant dû. L'autre emprunteur doit continuer à payer les 50% restants. Seul. Avec son salaire. Tout en devant probablement assumer les frais liés à l'aide permanente de son conjoint (aide à domicile, matériel médical, aménagement du logement).
Exemple chiffré. Couple, prêt de 300 000 euros, il reste 200 000 euros à rembourser. L'un tombe en PTIA. Quotité 50/50. L'assurance rembourse 100 000 euros. L'autre doit rembourser les 100 000 euros restants. Mensualité qui passe de 1 500 euros à environ 750 euros. Avec un seul salaire de 2 800 euros. Moins les 750 euros de crédit. Il reste 2 050 euros. Pour payer toutes les charges du foyer. Plus l'aide à domicile pour le conjoint en PTIA (environ 1 500 à 2 000 euros par mois). Ça ne passe pas.
Quotité 100/100 en PTIA. Chacun assure 100% du prêt. Si l'un tombe en PTIA, l'assurance rembourse la totalité du capital restant dû. L'autre emprunteur n'a plus aucune mensualité à payer. Il peut se concentrer sur l'accompagnement de son conjoint et sur l'organisation de la vie quotidienne.
Oui, la quotité 100/100 coûte plus cher. Environ 50% à 70% de plus que le 50/50 en primes mensuelles. Sur notre exemple, ça représente environ 15 à 20 euros de plus par mois pour la PTIA. Mais le jour où ça arrive, ces 15 euros mensuels économisés pendant 10 ans ne font pas le poids.
Un conseil : ne lésinez jamais sur la PTIA, surtout en couple. Une quotité 100/100 sur cette garantie est indispensable. Parce que si la PTIA se déclenche, c'est que la situation est déjà catastrophique. Ne rajoutez pas une catastrophe financière par-dessus.
Comprenez bien les différences entre PTIA, IPT et IPP avant de choisir vos garanties. Elles ne couvrent pas du tout les mêmes risques.
IPT : la garantie qui couvre l'incapacité durable à travailler
Seuil ≥ 66%, incapacité à exercer une activité professionnelle
L'IPT, c'est la garantie du quotidien. Celle qui joue quand vous ne pouvez plus travailler, mais que vous restez autonome dans votre vie de tous les jours. Vous pouvez vous habiller seul, manger seul, vous déplacer seul. Mais professionnellement, c'est terminé.
Le seuil ? Un taux d'invalidité égal ou supérieur à 66% + impossibilité d'exercer une activité professionnelle. On en a parlé dans l'article sur le seuil de 66%, mais rappelons l'essentiel.
68% d'invalidité après un accident. Vous ne pouvez plus exercer votre métier de plombier (épaule détruite). Vous êtes reconnu en IPT. L'assurance prend en charge vos mensualités ou rembourse le capital restant dû. Vous n'avez plus à vous soucier du crédit. Vous pouvez vivre avec votre pension d'invalidité (environ 1 200 à 1 800 euros selon votre ancien salaire) sans la pression des 1 400 euros de mensualité qui tombent chaque mois.
L'IPT est statistiquement beaucoup plus probable que la PTIA. Entre 40 et 65 ans, les risques d'accidents graves, de maladies chroniques invalidantes, de cancers avec séquelles sont réels. Arthrose sévère, hernies discales, problèmes cardiaques, AVC avec séquelles moyennes, cancers avec chimiothérapies lourdes. Autant de situations qui peuvent vous empêcher de travailler sans pour autant vous rendre totalement dépendant.
C'est pour cela que l'IPT coûte plus cher que la PTIA. Elle est plus fréquemment déclenchée. Sur un prêt de 250 000 euros, la prime IPT représente environ 20 à 35 euros par mois selon votre âge et votre métier. Couplée avec Décès + PTIA, vous êtes entre 55 et 85 euros mensuels.
Certains emprunteurs rechignent à payer cette prime. Ils se disent : "Je suis en bonne santé, je n'ai jamais été malade, pourquoi payer pour quelque chose qui ne m'arrivera jamais ?" Erreur classique. À 45 ans, vous êtes peut-être en pleine forme. Mais à 52 ans ? À 58 ans ? Les statistiques sont têtues. Un homme sur deux développera un cancer dans sa vie. Une personne sur quatre fera un AVC. Les accidents de la route, du travail, les chutes, les maladies auto-immunes ne préviennent pas.
Et quand ça arrive, ceux qui ont économisé 30 euros par mois sur l'IPT se retrouvent à devoir payer 1 400 euros de mensualité avec 1 200 euros de revenus. Pendant 15 ans. Faites le calcul. 30 euros économisés par mois pendant 7 ans = 2 520 euros. 200 euros à trouver tous les mois pendant 15 ans (1 400 - 1 200) = 36 000 euros de déficit cumulé. Où est l'économie ?
Souvent exigée pour les résidences principales, plus optionnelle pour les investissements locatifs
Pour une résidence principale, la plupart des banques exigent désormais le pack Décès + PTIA + IPT. Pourquoi ? Parce qu'elles ont compris que sans IPT, les emprunteurs en difficulté ne peuvent plus payer. Résultat : saisies, ventes forcées, pertes pour tout le monde.
Certaines banques laissent encore le choix. Mais même si elles ne l'exigent pas, souscrivez-la. L'IPT, c'est votre bouée de sauvetage entre 40 et 65 ans. La période où vous avez encore 15 à 20 ans de crédit devant vous, mais où les risques de santé explosent.
Pour un investissement locatif, la logique change. Vous empruntez pour louer, pas pour habiter. Les loyers couvrent (en partie ou totalement) vos mensualités. La banque est donc moins exigeante. Souvent, Décès + PTIA suffisent.
Faut-il pour autant zapper l'IPT sur un investissement locatif ? Pas forcément. Tout dépend de votre stratégie.
Stratégie 1 : investissement pur. Vous achetez un studio que vous louez 650 euros. Votre mensualité de crédit : 580 euros. Les loyers couvrent. Si vous tombez en invalidité, les loyers continuent de tomber. Vous pouvez continuer à payer avec les loyers. L'IPT n'est pas indispensable ici.
Stratégie 2 : investissement avec complément. Vous achetez un appartement que vous louez 950 euros. Votre mensualité : 1 200 euros. Vous complétez avec 250 euros de votre poche tous les mois. Si vous tombez en invalidité et que vos revenus chutent, ces 250 euros deviennent impossibles à sortir. Sans IPT, vous risquez de devoir vendre en catastrophe ou de laisser filer des impayés.
Dans ce cas, l'IPT reste utile. Pas au même niveau de quotité que sur votre résidence principale (50% peut suffire), mais elle sécurise votre investissement.
Arbitrage pragmatique : gardez l'IPT sur votre résidence principale (100% de quotité). Sur votre investissement locatif, prenez au minimum Décès + PTIA, et ajoutez l'IPT si vous devez compléter les loyers de votre poche.
Dans quels cas renforcer avec IPP et ITT ?
IPP pour couvrir l'invalidité partielle (33-66%)
L'IPP, c'est la garantie intermédiaire. Entre 33% et 66% d'invalidité. Vous pouvez encore travailler, mais à capacité réduite. Mi-temps. Poste adapté. Reconversion dans un métier moins physique. Vos revenus chutent. Mais vous n'atteignez pas le seuil IPT.
Sans garantie IPP, vous ne touchez rien de votre assurance emprunteur. Vous devez continuer à payer vos mensualités en intégralité avec des revenus amputés. Avec l'IPP, l'assurance prend en charge une partie de vos mensualités (proportionnelle à votre taux d'invalidité ou selon une grille définie au contrat).
On a détaillé tout ça dans l'article sur l'indemnisation. Mais rappelons l'essentiel.
Qui a besoin de l'IPP ?
Les métiers physiques. Plombier, électricien, maçon, couvreur, agriculteur, livreur, aide-soignant, infirmier. Tous ces métiers où une lombalgie chronique, une arthrose du genou, une tendinite récurrente peuvent vous mettre à 40% ou 50% d'invalidité sans pour autant vous empêcher totalement de travailler.
Exemple. Vous êtes maçon, 51 ans. Hernie discale chronique. Taux d'invalidité : 45%. Vous pouvez encore travailler, mais plus sur chantier. Vous vous reconvertissez en chef de chantier (poste administratif). Salaire qui passe de 2 800 euros à 1 900 euros. Vous perdez 900 euros par mois.
Votre mensualité de crédit : 1 300 euros. Avant, ça passait. Maintenant, avec 1 900 euros de salaire, c'est juste. Si vous avez souscrit l'IPP à 45% en mode forfaitaire, l'assurance vous verse 585 euros par mois (45% de 1 300 euros). Reste à votre charge : 715 euros. Avec 1 900 euros de revenus, vous tenez. Sans IPP, vous auriez dû payer les 1 300 euros avec 1 900 euros. Impossible sur le long terme.
L'IPP coûte environ 10 à 20 euros par mois selon votre profil. C'est moins cher que l'IPT parce que la prise en charge est partielle. Mais pour les métiers à risque, c'est un filet de sécurité indispensable.
Qui peut s'en passer ?
Les métiers de bureau. Comptable, avocat, enseignant, développeur informatique. Si vous avez 45% d'invalidité (séquelles modérées), vous pouvez probablement continuer à travailler à temps plein dans votre métier. Vos revenus ne chutent pas. L'IPP ne sert à rien.
Nuance : si vous avez un métier de bureau mais que vous souffrez d'une pathologie évolutive (sclérose en plaques, maladie auto-immune, cancer avec séquelles progressives), l'IPP peut être utile. Parce que même un métier sédentaire peut devenir difficile si vous êtes fatigué en permanence ou si vous devez vous absenter régulièrement pour des soins.
ITT pour l'incapacité temporaire (arrêt de travail long) jusqu'à 3 ans environ
L'ITT, c'est la garantie de l'entre-deux. Vous êtes en arrêt de travail. Vous ne savez pas encore si vos séquelles seront permanentes. Vous êtes en traitement, en rééducation, en attente de consolidation. Pendant ce temps, vos revenus chutent (les indemnités journalières de la Sécurité sociale ne couvrent qu'environ 50% de votre salaire). Vos mensualités de crédit, elles, restent fixes.
L'ITT prend en charge vos mensualités pendant votre arrêt de travail. Généralement jusqu'à 1 095 jours (3 ans) selon les contrats. Passé ce délai, soit vous reprenez le travail (l'ITT s'arrête), soit votre état se consolide et vous basculez en IPP ou IPT.
Qui a vraiment besoin de l'ITT ?
Les indépendants et freelances. Vous n'avez pas de prévoyance d'entreprise. Vous n'avez que les indemnités journalières de la Sécurité sociale (environ 56 euros par jour maximum après un délai de carence de 3 jours). Sur un mois, ça fait environ 1 680 euros brut. Si vos mensualités de crédit sont à 1 400 euros, il ne vous reste que 280 euros pour vivre.
Avec l'ITT, vos mensualités sont prises en charge (totalement ou partiellement selon votre contrat). Vous pouvez vivre avec vos 1 680 euros d'IJSS sans la pression du crédit.
Les salariés en CDI dans les petites entreprises (moins de 50 salariés). Beaucoup de PME ne proposent pas de prévoyance complémentaire. Vous n'avez donc que les IJSS. L'ITT compense.
Qui peut s'en passer ?
Les salariés en CDI dans les grandes entreprises avec une bonne prévoyance collective. Si votre prévoyance d'entreprise maintient 90% de votre salaire pendant un arrêt longue maladie, vous n'avez probablement pas besoin de l'ITT. Vous pourrez continuer à payer vos mensualités avec votre salaire maintenu.
Vérifiez votre contrat de prévoyance d'entreprise avant de trancher. Si vous avez un maintien de salaire à 100% pendant 3 ans, inutile de payer une ITT en double. Si vous n'avez rien ou seulement 60% de maintien, l'ITT devient utile.
L'ITT coûte environ 8 à 15 euros par mois. Ce n'est pas négligeable. Mais si vous êtes indépendant ou mal couvert par votre employeur, c'est un investissement qui peut vous éviter de puiser dans vos économies ou de vendre des biens pendant un long arrêt.
Stratégies de choix selon le profil
Salarié protégé vs indépendant / profession à risque
Votre profil professionnel détermine votre niveau de risque. Et donc vos besoins en garanties.
Profil 1 : salarié protégé (CDI, grande entreprise, métier de bureau).
Vous êtes développeur en CDI chez une ESN. 38 ans. Prévoyance d'entreprise qui maintient 90% de votre salaire pendant 3 ans en cas d'arrêt. Métier sédentaire, peu de risques physiques.
Garanties recommandées :
Décès + PTIA : obligatoire (100% de quotité)
IPT : fortement recommandée (100% de quotité)
IPP : optionnelle (vous pouvez probablement continuer à travailler même avec 40% d'invalidité)
ITT : optionnelle (votre prévoyance couvre déjà)
Budget mensuel : environ 60 à 75 euros pour Décès + PTIA + IPT sur un prêt de 250 000 euros.
Profil 2 : indépendant / freelance (pas de prévoyance).
Vous êtes graphiste freelance. 45 ans. Aucune prévoyance d'entreprise. Vous n'avez que les IJSS en cas d'arrêt (environ 1 680 euros brut par mois maximum). Métier sédentaire mais revenus irréguliers.
Garanties recommandées :
Décès + PTIA : obligatoire (100%)
IPT : indispensable (100%)
IPP : recommandée (vos revenus sont fragiles)
ITT : fortement recommandée (aucune prévoyance pour vous couvrir en arrêt)
Budget mensuel : environ 90 à 110 euros sur un prêt de 250 000 euros. Oui, c'est plus cher. Mais vous n'avez aucun filet de sécurité derrière.
Profil 3 : profession à risque (BTP, artisan, agriculteur).
Vous êtes plombier indépendant. 50 ans. Métier physique. Risques d'accidents et de TMS (troubles musculo-squelettiques) élevés. Aucune prévoyance.
Garanties recommandées :
Décès + PTIA : obligatoire (100%)
IPT : absolument indispensable (100%)
IPP : indispensable (les TMS vous mettront probablement en IPP avant l'IPT)
ITT : indispensable (risques d'arrêts longs fréquents dans votre métier)
Budget mensuel : environ 110 à 140 euros sur un prêt de 250 000 euros. C'est le prix de la protection complète. Mais à 50 ans, dans un métier physique, c'est vital.
Ne voyez pas ces primes comme une dépense. Voyez-les comme une assurance vie financière. Le jour où vous ne pourrez plus travailler (et statistiquement, ça arrivera), vous serez content d'avoir payé ces 110 euros par mois pendant 10 ans.
Arbitrer entre niveau de couverture et coût de la prime
Dernier point : l'arbitrage coût / protection. Parce que oui, tout le monde n'a pas 110 euros par mois à mettre dans une assurance emprunteur.
Arbitrage 1 : prioriser l'essentiel. Si votre budget est vraiment serré, concentrez-vous sur Décès + PTIA + IPT. Ces trois garanties couvrent les risques les plus graves et les plus probables. Zappez l'IPP et l'ITT si vraiment vous ne pouvez pas. Mais ne zappez jamais l'IPT.
Arbitrage 2 : jouer sur la quotité. Si vous êtes en couple et que vous avez du mal à payer une quotité 100/100, passez à 70/30 ou 80/20. Celui qui gagne le plus est assuré à 70% ou 80%. Comme ça, si c'est lui qui tombe, l'essentiel est couvert. Vous économisez environ 20 à 30 euros par mois par rapport au 100/100.
Arbitrage 3 : comparer les assureurs. Les prix varient énormément d'un assureur à l'autre. La bancassurance (assurance proposée par votre banque) est souvent la plus chère. Les assureurs alternatifs (accessibles via délégation d'assurance) peuvent être 40% à 60% moins chers à garanties équivalentes.
Comparez avec notre simulateur. Deux minutes pour voir combien vous pourriez économiser en changeant d'assurance. Et avec ces économies, vous pouvez peut-être souscrire les garanties que vous aviez zappées faute de budget.
Arbitrage 4 : ne pas sacrifier l'IPT. Quoi qu'il arrive, ne sacrifiez jamais l'IPT pour économiser 30 euros par mois. Entre 40 et 65 ans, c'est la garantie qui a le plus de chances de jouer. La zapper, c'est prendre un risque démesuré pour une économie dérisoire.
Un dernier calcul pour vous convaincre. 30 euros par mois sur 20 ans = 7 200 euros. Si vous tombez en IPT à 52 ans et qu'il vous reste 13 ans de crédit à 1 400 euros par mois, vous devrez sortir 218 400 euros (1 400 x 12 x 13). Avec une pension d'invalidité de 1 200 euros par mois. Impossible. Vous vendrez votre maison. Vous perdrez probablement de l'argent sur la vente forcée. Tout ça pour avoir économisé 7 200 euros.
Où est la logique ?
À retenir : choisir, c'est anticiper le pire
Choisir entre IPT, PTIA, IPP et ITT, ce n'est pas jouer au casino. C'est évaluer froidement vos risques réels. Votre métier. Votre âge. Votre couverture existante (prévoyance d'entreprise). Et surtout, votre capacité à encaisser un choc financier si vous tombez en invalidité sans la bonne garantie.
Trois principes pour bien choisir :
1. Ne lésinez jamais sur Décès + PTIA + IPT. C'est le trio de base. Sans ces trois garanties, vous jouez à la roulette russe avec votre patrimoine.
2. Ajustez IPP et ITT selon votre profil. Métier physique + pas de prévoyance = prenez tout. Métier de bureau + bonne prévoyance = vous pouvez zapper.
3. Optimisez la quotité en couple. 100/100 si vous le pouvez. 70/30 ou 80/20 si votre budget est tendu. Mais jamais en dessous.
Et surtout, n'attendez pas d'être malade pour vous poser ces questions. Une fois que vous avez un problème de santé déclaré, changer d'assurance devient difficile (questionnaire médical, surprimes, exclusions). Faites le point maintenant. Tant que vous êtes en bonne santé.
Testez notre simulateur pour voir si vos garanties actuelles tiennent la route. Et si ce n'est pas le cas, vous savez ce qu'il vous reste à faire.


