Fondamentaux
Tarification et coûts
Surcoûts pathologies assurance emprunteur : tableau comparatif en euros 2026
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En bref : Asthme léger contrôlé et hypertension légère traitée coûtent souvent 0 euro de plus. Diabète type 2 équilibré : +10 à 30 euros par mois. BPCO stade 3 ou post-infarctus récent : +60 à 120 euros par mois avec exclusion de la garantie ITT. Et si votre prêt ne dépasse pas 200 000 euros et se rembourse avant 60 ans, aucune pathologie ne peut vous coûter un centime de plus.
Vous êtes diabétique, hypertendu, ou en rémission d'un cancer. Vous vous demandez ce que ça va vous coûter, concrètement, en euros. Pas en pourcentages abstraits. En euros réels, sur 20 ans. Ce tableau est fait pour vous.
La règle d'or : la loi Lemoine efface tout sous certains seuils
Avant tout tableau de surcoûts, un point crucial.
La loi Lemoine (articles L.521-1 à L.521-5 du Code de la consommation) supprime le questionnaire médical si deux conditions sont réunies simultanément :
capital assuré inférieur ou égal à 200 000 euros par tête
prêt remboursé entièrement avant vos 60 ans
Dans ce cas : zéro déclaration, zéro surprime, quelle que soit votre pathologie. Un diabétique type 1, un hypertendu sévère, un emprunteur en rémission d'un cancer : tous au tarif standard.
Le reste de cet article s'applique aux dossiers hors Lemoine : capital supérieur à 200 000 euros ou fin de prêt après 60 ans.
Tableau comparatif : surcoûts par pathologie en euros 2026
Base de calcul : capital 200 000 €, durée 20 ans, emprunteur de 42 ans, délégation individuelle.
Pathologie | Profil | Surprime décès | Garantie ITT | Surcoût mensuel | Surcoût total 20 ans |
|---|---|---|---|---|---|
Hypertension légère | Monothérapie, tension < 140/90, pas d'atteinte organe | 0 % | Standard | 0 € | 0 € |
Asthme léger persistant | Corticoïde inhalé, VEMS normal, pas d'hospit. | 0-25 % | Standard | 0-10 € | 0-2 400 € |
Diabète type 2 équilibré | HbA1c < 7 %, sans complication | +25 à +75 % | Standard | +10 à 30 € | +2 400 à 7 200 € |
Polyarthrite rhumatoïde débutante | DAS28 < 2,6, méthotrexate | +50 à +100 % | Excl. articulaire | +15 à 35 € | +3 600 à 8 400 € |
Cancer rémission > 5 ans | Droit à l'oubli applicable | 0 % | Standard | 0 € | 0 € |
Hypertension modérée | Bithérapie, légère atteinte rénale | +50 à +100 % | Excl. vasculaire | +15 à 35 € | +3 600 à 8 400 € |
Crohn rémission stable | Sans poussée depuis > 2 ans, biothérapie | +75 à +150 % | Excl. digestive | +20 à 50 € | +4 800 à 12 000 € |
BPCO stade 2 | VEMS 50-79 %, ex-fumeur | +50 à +100 % | Excl. respiratoire | +20 à 40 € | +4 800 à 9 600 € |
Diabète type 1 équilibré | HbA1c < 7,5 %, sans complication | +100 à +150 % | Excl. possible | +30 à 55 € | +7 200 à 13 200 € |
Cancer rémission 2-3 ans | Type intermédiaire (côlon, Hodgkin) | +75 à +150 % | Exclusion | +25 à 50 € | +6 000 à 12 000 € |
SEP rémittente stable | Sans poussée depuis > 2 ans, EDSS < 3 | +100 à +200 % | Excl. neuro | +30 à 65 € | +7 200 à 15 600 € |
Infarctus > 5 ans, FEVG > 50 % | Revascularisé, stabilisé | +75 à +150 % | Excl. coronarienne | +30 à 55 € | +7 200 à 13 200 € |
Hypertension sévère | Trithérapie, atteintes organes | +150 à +300 % | Refus ITT | +55 à 110 € | +13 200 à 26 400 € |
BPCO stade 3 | VEMS 30-49 % | +100 à +200 % | Refus ITT | +40 à 80 € | +9 600 à 19 200 € |
Infarctus 1-3 ans, FEVG 50-60 % | Post-revascularisation | +150 à +250 % | Refus ITT | +55 à 95 € | +13 200 à 22 800 € |
Insuffisance rénale stade 2-3 | MDRD > 30 ml/min, stable | +100 à +200 % | Excl. possible | +35 à 75 € | +8 400 à 18 000 € |
Diabète avec complications | Néphropathie, rétinopathie | +150 à +300 % | Refus ITT | +55 à 115 € | +13 200 à 27 600 € |
Cancer sein T2-T3, rémission 2 ans | Infiltrant, 24 mois post-traitement | +150 à +250 % | Refus | +55 à 95 € | +13 200 à 22 800 € |
BPCO stade 4 | VEMS < 30 % | Refus ou AERAS | Refus | Variable | Variable |
Insuffisance rénale stade 4-5, dialyse | MDRD < 15 ml/min | Refus quasi systématique | Refus | / | / |
Les montants en euros sont calculés sur la base d'un taux standard de 0,13-0,22 % selon l'âge, en délégation individuelle. Ils varient selon l'assureur et le contexte médical précis.
Comment lire ce tableau
La colonne "Garantie ITT" est la plus importante
Le surcoût mensuel reflète la majoration sur la garantie décès. Mais la garantie ITT (incapacité temporaire de travail) couvre vos mensualités si vous êtes en arrêt maladie. Son exclusion peut représenter un risque financier supérieur à la surprime elle-même, selon votre situation professionnelle.
"Exclusion" ne veut pas dire "refus"
Une exclusion ciblée (affections cardiovasculaires, digestives, respiratoires) maintient la garantie pour toutes les autres causes d'arrêt de travail. C'est très différent d'un refus ITT total.
Les fourchettes reflètent la dispersion entre assureurs
Un même profil peut obtenir +75 % chez un assureur et +150 % chez un autre. La dispersion est réelle. La comparaison entre contrats est indispensable, pas optionnelle.
Les pathologies à surcoût nul ou minimal
Certaines pathologies, bien contrôlées, ne déclenchent aucune majoration en délégation individuelle :
HTA légère sous monothérapie : tension normalisée, pas d'atteinte d'organe
Asthme léger allergique : VEMS normal, pas d'hospitalisation récente
Cancer > 5 ans de rémission : droit à l'oubli, aucune déclaration requise
Diabète type 2 récent très bien équilibré (sous certaines grilles AERAS)
VIH stable sous trithérapie efficace depuis > 10 ans (grille AERAS spécifique)
Ces profils obtiennent le tarif standard d'un emprunteur sain. La clé : documenter le contrôle avec des bilans récents.
Les pathologies qui orientent vers l'AERAS
Quand les assureurs classiques refusent ou proposent des conditions inacceptables, la convention AERAS prend le relai.
Trois conditions pour le niveau 3 (pool de réassurance) :
capital total ≤ 420 000 euros
remboursement avant 71 ans
demande déposée après refus en niveaux 1 et 2
Mécanisme d'écrêtement : la surprime est plafonnée à 1,4 point dans le TAEG si les revenus sont inférieurs à 47 100 euros annuels (1 PASS 2025) pour une personne seule.
Les profils qui recourent fréquemment à l'AERAS : BPCO stade 4, insuffisance rénale terminale, infarctus récent avec FEVG basse, cancer en traitement actif, SEP progressive. Informations complètes sur aeras-infos.fr et service-public.gouv.fr.
Délégation vs groupe : l'impact sur ces surcoûts
Le tableau ci-dessus correspond à des contrats en délégation individuelle, avec tarification au cas par cas. Le contrat groupe de votre banque donne souvent des résultats différents, et pas toujours favorables.
Le contrat groupe applique des grilles standard. Une hypertension légère et une hypertension sévère tombent souvent dans la même case "exclusion cardiovasculaire". Un asthme léger reçoit parfois la même exclusion respiratoire qu'une BPCO sévère.
Le baromètre APCADE 2025 confirme que 92 % des emprunteurs qui changent d'assurance économisent. Pour les profils à risque aggravé, la délégation n'est pas seulement moins chère : elle est souvent la seule voie vers une couverture réelle.
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Votre chemin selon votre pathologie
Capital ≤ 200 000 € et prêt terminé avant 60 ans
Loi Lemoine. Aucun questionnaire. Aucune surprime. Tarif standard garanti quelle que soit votre pathologie.
Pathologie stable, bien contrôlée, sans complication
Délégation individuelle directe ou via un courtier. Surprime modérée ou nulle selon la pathologie. Comparaison entre au moins trois assureurs recommandée.
Pathologie aggravée, complications, refus en première instruction
Convention AERAS (trois niveaux). Courtier spécialisé risques aggravés pour accéder à des grilles médicales inaccessibles en direct. Utwin, Ymanci, Magnolia disposent d'accords B2B spécifiques.
Profil très aggravé, capital > 420 000 € ou fin de prêt après 71 ans
Nantissement d'une assurance-vie (sans questionnaire médical), fractionnement du prêt pour passer sous le seuil Lemoine, ou assurance décès seul en attendant l'amélioration des conditions médicales.
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Pour aller plus loin
Diabète T1 et T2 : combien coûte vraiment l'assurance emprunteur en 2026 ?
Cancer post-traitement : surcoût réel en euros par type et délai 2026
Hypertension légère ou sévère : quel surcoût réel en assurance emprunteur ?
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Asthme et BPCO : quel surcoût en assurance emprunteur ? Chiffres 2026
Maladies auto-immunes et assurance emprunteur : SEP, Crohn, polyarthrite
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Santé aggravée et assurance emprunteur : le guide des solutions 2026
FAQ
Quelle pathologie déclenche le plus souvent un refus d'assurance emprunteur ?
Les refus complets concernent principalement : dialyse rénale (stade 5 IRC), cancer en traitement actif (chimio ou radio en cours), infarctus de moins de 6 mois avec FEVG basse, et BPCO stade 4. Dans ces cas, la convention AERAS reste souvent accessible pour la garantie décès seule, si le prêt ne dépasse pas 420 000 euros et se rembourse avant 71 ans.
La loi Lemoine supprime-t-elle vraiment toutes les surprimes liées à ma santé ?
Oui, intégralement. Si votre capital assuré est inférieur ou égal à 200 000 euros par tête et que votre prêt se rembourse entièrement avant vos 60 ans, aucun assureur ne peut vous poser de question médicale ni vous appliquer une quelconque surprime ou exclusion liée à votre état de santé. Cette règle s'applique à toutes les pathologies sans exception.
Peut-on assurer un emprunteur en dialyse rénale ?
En assurance classique : refus quasi systématique sur toutes les garanties. La convention AERAS niveau 3 est la voie principale, conditionnée à un prêt inférieur à 420 000 euros remboursé avant 71 ans. Le nantissement d'une assurance-vie est une alternative sans questionnaire médical pour les patrimoines constitués.
Comment réduire le surcoût lié à une pathologie chronique ?
Quatre leviers. Délégation individuelle plutôt que contrat groupe (analyse personnalisée vs grille standard). Courtier spécialisé pour accéder aux assureurs avec grilles médicales fines. Optimiser le contrôle de la pathologie avant le dépôt de dossier (HbA1c, tension, VEMS). Et si possible, fractionner le prêt pour passer sous le seuil Lemoine.
Le surcoût pathologie est-il le même chez tous les assureurs ?
Non, la dispersion est significative. Pour un même profil, la surprime peut aller du simple au double selon l'assureur. Un courtier spécialisé compare 5 à 10 grilles médicales. En direct, la comparaison est presque impossible car les grilles ne sont pas publiées. C'est la principale valeur ajoutée du courtier pour les risques aggravés.

